Mars 2022 - 030322
TRANSCRIPTION
Kendy : Bienvenue à la session Questions/Réponses. Aujourd’hui, on est le jeudi 03 mars 2022 et c’est moi, Kendy Polestin qui va animer la session d’aujourd’hui. Si c’est la première fois que tu assistes à une session Questions/Réponses, le principe est très simple, il suffit que tu lèves la main et ensuite, je te donnerais la parole et comme ça, je pourrais répondre à ta question. J’ai une main levée, je donne la parole à Jean Baptiste. Tu vas me dire un petit peu où est-ce que tu en es et quelles sont tes questions. Salut Jean Baptiste, comment vas-tu ?
(00.02.15) Jean Baptiste : ça va très bien et toi ? Bonjour aux Sprinteurs. Kendy : ça va nickel. Jean Baptiste : Comment ça avance ? Samedi, comme je t’ai dit, j’ai re planifié d’autres visites. Maintenant, on va dire que je suis à l’étape de dégrossir le marbre. Je suis en train d’estimer le potentiel total du bien du projet. J’avais des questions à te poser. Concernant les frais de courtage, tu dis que ça doit pas dépasser 3.000 euros, est-ce que si un courtier te propose un peu plus, c’est chaud ou c’est toujours... comme tu as dit dans la vidéo, il vaut mieux nexter ? Kendy : Franchement, si vraiment tu as du mal à trouver ton financement et que tu n’as vraiment rien trouvé et que le mec peut te trouver un financement, je te dirais, prends quand même. C’est comme acheter un Coca en boite de nuit. Tu sais que le truc, ils te font payer ça à 5 ou 8 euros alors que tu peux l’acheter à un euro dehors, tu dis que ça pique mais des fois, tu n’as pas le choix. Si tu as un courtier qui te fait payer plus de 3.000 balles, ça touche vraiment. Je vais pas dire forcément « nextes », après tu peux toujours voir avec lui s’il trouve des trucs. Mais pour moi, ça reste quand même cher. 1.500-2.000 je me dis OK. Mais quand ça passe dans les trucs à 3.500-4.000, là, c’est vraiment compliqué. Jean Baptiste : Je pense que tu le connais en plus le courtier, il était au séminaire. Il s’appelle Steven. Je sais pas si tu vois c’est qui. Kendy : Oui, je vois. Après, je sais pas à combien il fait payer... mais si c’est à plus de 3.000, c’est cher. Il faut lui dire : « Si tu travailles avec les Sprinteurs, revoies tes prix ». Jean Baptiste : En fait, hier, j’étais au téléphone avec lui et c’est ce que je lui ai dit mais il m’a dit que c’était à partir de 3.500. Là, je me suis dit, Kendy nous apprend dans la formation que au-delà de 3.000 c’est cher. Kendy : Comme je te disais tout à l’heure, si tu as rien trouvé d’autre et que lui a trouvé un financement, on prendra quand même. Mais j’avoue que c’est cher. Pour moi, ça me fait vraiment penser au truc genre quand tu achètes un paquet de chips dans une station service sur l’autoroute, tu te dis : « Putain... » c’est un peu une surprise désagréable.
Jean Baptiste : Oui, je comprends. La localisation du courtier, est-ce qu’elle est importante ? (bruit) Kendy : Pour moi, ça n’a pas vraiment d’importance. Ce qui est important c’est que tu trouves ton financement. Si le mec est à Strasbourg et que ton bien est dans le nord, s’il trouve ton financement, ça nous est égal. Ce qu’il faut savoir c’est qu’en fait, ton courtier, tu vas pouvoir travailler à distance. Le seul truc qui peut être un peu chiant s’il est loin du bien c’est que quand il va te donner le rendez- vous bancaire, si la banque avec laquelle il travaille est dans sa ville, tu devras faire un grand écart, aller dans sa ville pour revenir. Mais bon, si c’est pour financer ton bien, on s’en moque. Mais en termes de logistique pour nous, c’est pas dramatique. De toute façon, une fois qu’on a travaillé avec ce mec une fois, on va pas le revoir tout le temps. Donc, c’est pas dramatique s’il est pas à côté ou s’il est loin. Jean Baptiste : OK, je comprends. Encore une autre question, concernant le notaire, c’est la même chose, c’est pas dramatique aussi si il est pas dans la même ville où tu veux investir ou où j’habite ? Kendy : Pour moi, c’est pas dramatique non plus. Il faut juste que ce soit pratique, parce que même le notaire une fois que tu as signé c’est pas quelqu’un que tu vas revoir souvent. Mon notaire, on peut se voir souvent mais c’est plus parce qu’on va faire plusieurs opérations, pas parce que c’est pour le même bien. Du coup, pour moi, ça n’a pas vraiment d’importance. Après, il faut que ce soit quand même pratique pour toi, c’est pour ça que je dis soit dans ta ville, soit dans la ville du bien. Au moins si tu veux aller le voir qu’on puisse discuter d’un truc, que ça puisse être simple. Sinon c’est pas problématique. Jean Baptiste : Tu as répondu à pratiquement toutes mes questions. C’était tout. Kendy : En tout cas, si tu as d’autres questions qui te viennent, tu me fais savoir. Jean Baptiste : ça marche, je reste en ligne. Merci. Kendy : Je t’en prie. Si tu viens d’arriver et que tu as une question, je t’invite à lever la main, comme ça je te donnerais la parole. Malick : « En mode écoute », ça marche. On est très peu nombreux ce soir, si tu as une question ou un point à faire avec moi... Je donne la parole à Anaïs, tu vas me dire un petit peu où est-ce que tu en es, comment ça avance pour toi ? Salut Anaïs, comment vas-tu ?
(00.10.05) Anaïs : ça va bien et toi ? Suite à notre appel, je me suis déplacée sur place pour voir l’étendu des dégâts. Du coup, ma porte a été forcée, j’ai pris une photo. J’ai deux fenêtres à changer, des volets. Kendy : Les fenêtres c’est pourquoi ? C’est parce que ça a un fendu un peu ou c’est parce qu’ils ont forcé ? Anaïs : Les fenêtres, j’ai l’impression que c’est suite à l’intervention des pompiers. Il y a deux fenêtres, c’est une fenêtre dans les communs qui est à changer plus le volet. Kendy : C’est premier étage, alors ?
Anaïs : Oui, au premier étage. La fenêtre qui est dans l’escalier, il y a le (00.11.11) qui est au rez-de- chaussée. Ils l’ont déposé là. Il y a le volet aussi qui est mort. Et au premier étage, il y a une fenêtre dans des apparts aussi qui est partie. Du coup, je sais pas si c’est les pompiers ou si c’est ceux qui sont venus vandaliser. Il y a un trou dans l’escalier. Quand j’y suis allée samedi, j’avais peur d’aller au premier étage. Finalement, après avoir porté plainte, les policiers m’ont dit qu’ils avaient pu y aller. Ils étaient assez corpulents, ils m’ont dit que ça doit bien aller. J’ai pu monter au premier, regarder, le premier c’était mort, il y a le sol qui est défoncé, les murs, le plafond aussi. Tu as tout à refaire. Et tout le sol du premier, il y a un gros trou dans l’escalier. Du coup, j’avais trouvé un artisan sur internet qui est assez bien noté, j’avais pu avoir rendez-vous samedi également. En gros, il m’a fait un chiffrage juste en parlant comme ça, il m’a parlé de 30.000 euros de dommage. Du coup, j’avais fait quelques photos. J’ai toujours pas eu son devis, du coup. Comme il me parlait de 30.000 euros de dommage, j’avais fait mon dépôt de plainte auprès de la police, je suis partie récupérer un papier aussi chez les pompiers, donc j’avais tout envoyé à mon assurance en leur disant qu’on était à peu près à 30.000 euros. Ils m’ont dit qu’ils mandataient un expert et il faut que j’attende qu’il prenne contact avec moi, parce que je peux rien toucher avant qu’il vienne voir pour qu’il dépose son rapport pour commencer à réparer, donc pour l’instant on est en stand-by. Kendy : C’est vraiment chaud. Anaïs : Ils avaient jamais vu ça. Cette ruelle est très calme, ils ont jamais vu ça. Et apparemment, ceux qui faisaient les travaux me parlaient de 5 ou 6 départs, la police m’a parlé de 10 départs de feu. C’est ce que j’avais fait livrer, les cartons, ils ont pris des bouts de cartons et ils se sont amusés à mettre le feu. La porte à changer... Heureusement, elle ferme mais bon, j’ai deux fenêtres ouvertes, en fait. Kendy : ça donne dans la cours les fenêtres là ? Anaïs : Il y en a une, elle donne sur la rue mais c’est celle du premier étage. Et comme j’ai une grosse hauteur sous plafond au rez-de-chaussée, tu peux pas grimper comme ça normalement. Kendy : Là, ça veut dire qu’il y en a aucun qui est exploitable, si je comprends bien ? Anaïs : Ils ont rien cassé au rez-de-chaussée. Rien n’est cassé mais les travaux n’étaient pas finis au rez-de-chaussée. Là, ils vont pas continuer les travaux en sachant qu’il y a un expert qui va passer. Là, j’attends que l’expert me contacte pour qu’il programme une date d’expertise. Une fois qu’il a constaté les éléments, il dresse son rapport et puis, l’envoi à l’assureur pour qu’ils se mettent d’accord sur le montant qu’ils vont le donner. A partir du moment où l’expert est passé et qu’il a fait son rapport, je peux, techniquement, il a pris tous les éléments dont il avait besoin pour faire son rapport. Je peux continuer potentiellement avec le budget qu’il me reste parce que j’avais fait le dernier acompte à mes artisans. Donc, normalement, ils peuvent continuer les logements qui restent mais, du coup, il faut que j’ai le bon montant pour préparer. Il y a l’escalier, la porte d’entrée, les fenêtres, il y a tout à refaire. Kendy : L’escalier, quand tu dis qu’il y a un trou, c’est les flammes qui ont mis un trou dans l’escalier ou c’est... Anaïs : Je crois que c’est dû aux flammes, j’ai un trou. Même la marche grince énormément, j’ai vu ces petites marches quand je suis montée pour prendre les photos.
Kendy : C’est chaud. Jusqu’à maintenant, ils ont pas pu trouver qui c’était, du coup ? Anaïs : La police a dit qu’ils allaient faire venir la police scientifique. Comme il y avait des flammes, en fait, il y avait une trace d’ADN, c’est parti en fait, tout est parti. Kendy : Ils pourront quand même essayer de trouver également quelqu’un. Anaïs : En gros, au bout de la rue, il y a une école privée avec une caméra, c’est ce qu’ils m’ont dit. Les policiers ont dit qu’ils avaient pas le droit de filmer la rue. Mais si est dans le champ de la caméra, ils peuvent peut-être voir (00.15.47) de quelqu’un parce qu’ils ont volé des outils aux artisans et j’avais déjà fait livrer des meubles. Du coup, j’ai juste pris les photos des dommages mais il y a deux tables basses qui me manquent, que j’ai pas vu dans les photos. Ça, je rajouterais dans mon dossier auprès de l’assurance mais ils m’ont dit qu’on a plus de chance de retrouver la personne. Kendy : C’est ça qui est un peu dégât, c’est surtout que c’est un truc un peu gratuit. Le mec vient, il te sabote ton boulot juste par plaisir. Anaïs : En plus, c’est super dangereux. La maison est mitoyenne des deux côtés, ça aurait pu être très tard. Heureusement il y a personne qui est blessée. Kendy : Je sais plus qui me disait l’autre fois qu’il avait perdu des tuiles, je disais que des problématiques on en a. Il y en a des vraiment sacrés, des compliqués. En tout cas, l’essentiel c’est que l’assurance puisse intervenir rapidement. Anaïs : C’est le rapport d’expert qui va être déterminant. Là, c’est ce que j’attends, en fait. Kendy : Mais ça c’est super important, heureusement que tu l’avais fait. Tous les Sprinteurs, pensez vraiment à avoir une assurance dès le moment où vous signez le bien. Anaïs : Pour signer, il fallait que ce soit assuré dans tous les cas, heureusement. Kendy : Oui, toujours avoir son assurance. Il peut être un peu négligeant et laisser passer ça. Mais c’est super important d’avoir ça, parce qu’au moins s’il y a un truc, tu sais que tu seras au moins remboursé des dommages. Mais le fait que ce soit malveillant comme ça, c’est ça qui est particulier. Anaïs : Surtout en termes de timing. Au début des travaux... c’est chiant. Tu as de la démolition dans tous les cas. Là, j’étais quasiment à la fin, en fait. Kendy : On peut pas faire autrement, là il faut juste attendre l’expertise et après, on verra comment on avance. Mais j’avoue que ça doit être frustrant. Je me mets à ta place, je me dis purée... là, tu dois pas être bien, tu étais tout près d’arriver. C’est comme si tu fais une course, on te crève tes pneus à l’arrivée. Tu te dis pourquoi. Mais du coup, tu peux dire que c’était les mecs qui avaient fait la livraison. Ça, tu en es finalement très sûre puisque sinon on les aurait rappelé. Anaïs : En gros, pour mes livraisons, je ne pouvais pas à chaque fois choisir la date. Quand j’avais la possibilité, je me faisais livrer samedi comme j’y allais samedi dans tous les cas. Mais il y a des fois où je pouvais pas choisir. Du coup, comme les artisans étaient là pour les finitions, ce que je faisais c’est que ils m’appelaient, ils avaient mon numéro et je donnais le numéro d’un des artisans pour qu’il réceptionne les colis et je leur disais : « ça va à tel endroit, mettez le au deuxième étage » comme ça après, le samedi, je mettais ce qu’il y avait à faire, je montais les meubles qu’il y avait à monter, etc.
Du coup, c’était mercredi dernier, c’était une livraison de meuble. C’est ce que j’ai fait, j’ai demandé à ce que ils contactent directement l’artisan. Du coup, ça a été fait et en fait, les artisans, au moment où il y a eu le feu, ils m’ont appelé, ils m’ont dit : « Au moment où on a réceptionné la livraison, on a vu un groupe de jeune roder et apparemment ils regardaient avec insistance le bien ». Tout ce qu’on sait après c’est qu’ils sont parti déjeuner. Et pendant qu’ils sont partis déjeuner, il y a eu l’effraction et ils ont vu qu’il y avait de la fumée et les pompiers sont intervenus. Kendy : Du coup, si on leur demande de reconnaitre ces mecs, ils pourront les reconnaitre ou pas ? Anaïs : Franchement, je pense pas parce que quand la police était sur place, ils les ont interrogé et ils ont pas de description type. Kendy : C’est compliqué. Là, du coup, t’as pas de date précise pour l’expert ? Anaïs : Non, j’ai tout déclaré lundi. Ils m’ont dit qu’ils mandataient un expert mercredi et là, j’attends qu’il me contacte. Kendy : Ils l’ont mandaté mercredi, du coup, maintenant c’est à lui de te contacter. Anaïs : C’est à lui de me contacter pour mettre en place une réunion d’expertise. Il faut que je sois présente, parce que du coup, s’ils veulent exclure des dommages, il faut que je sois là pour le dire. Mais en chiffres normales, le mec qui est passé samedi, il a pris ses photos, il m’a dit de chiffrer, je vais le relancer là pour qu’il me donne un devis détaillé pour appuyer mon dossier. Kendy : Par contre, ce que je te dirai c’est que même si l’assurance t’a dit qu’il va passer, il faut que tu relances quand même. Relances l’assurance de temps en temps. Si fin de semaine tu n’as rien, tu les rappelles : « Salut, j’attends le retour, le mec m’a toujours pas appelé ». Anaïs : J’ai les coordonnés téléphoniques de l’assurance, de toute façon, je vais les appeler demain. Qu’ils me donnent au moins le cabinet d’expertise saisi comme ça, avec la référence du dossier chez l’expert, je peux l’appeler et lui donner déjà ma disponibilité pour la date d’expertise. Kendy : C’est cool, fais ça. Il faut surtout pas les lâcher maintenant. Après, ils vont quand même te contacter mais le fait de relancer un peu, ça fera que c’est un peu urgent et ils te prendront peut-être un peu plus rapidement. Anaïs : Du coup, j’avais une question. Comme là, je suis indépendante des délais de gestion qui sont indépendants de ma volonté, est-ce que tu as déjà vu une banque prolonger un différé ? Kendy : Je sais plus si c’est Christelle qui avait réussi à faire ça mais j’ai déjà vu le cas de figure. Tu peux les contacter en expliquant : « Voilà la situation... » Anaïs : J’avais contacté ma banque le jour même. Kendy : Et ils t’ont dit quoi ? Anaïs : Ils m’ont donné le numéro de l’assurance, ils étaient choqués. Ils m’ont donné les coordonnés de l’assurance et en fait, j’avais des factures aussi à leur données pour les trucs d’aménagement. J’ai encore des factures où je dois me faire rembourser et je vais leur demander si ils peuvent le prolonger. Mais du coup, je savais pas du tout si c’était possible ou pas.
Kendy : Il y a une Sprinteuse qui avait déjà fait ça, tu peux leur demander de prolonger un peu. Là, tu étais déjà à combien ? Anaïs : Un an. Kendy : 12 mois. Là, tu demandes un peu plus, tu dis : « Est-ce qu’on peut pas mettre un an supplémentaire puisque là, je sais pas pour combien de temps j’en ai encore ? Vu ce qui a été fait, ça va être compliqué ». Limite essaies même d’aller chercher deux ans, puisqu’on en sait rien. Après, dans ton contrat, il doit y avoir quelque chose qui dit ce qui peut se passer : Quels sont les trucs que tu peux renégocier. De toute façon, à leur bon-vouloir, c’est eux qui pourront dire si oui ils acceptent ou pas. Mais vu la situation, ça se comprend. Du coup, tu peux toujours voir avec eux. Même si tu arrives à gratter un an, ce serait déjà bien. Anaïs : D’accord, je vais me rapprocher de ma banque. Kendy : Tu expliques : « C’est compliqué la situation, j’ai toujours pas de retour ». Anaïs : Je suis dans le secteur de l’assurance, je sais que ça prend du temps. J’espère qu’ils vont accepter normalement. Pour moi, il y a pas de souci mais bon, on connait pas les banques, je connais pas... Kendy : Après, tu leurs expliques qu’il y a pas de raison qu’ils acceptent pas. Et puis, de toute façon, il y a une clause qui permet de moduler, en général, sur les crédits classiques. Tu peux demander soit à moduler ou s’ils te donnent pas un différé mais ils vont peut-être moduler tes mensualités en les réduisant un peu. Tu auras une durée sur laquelle tu peux moduler. Je me rappelle, j’utilisais un de mes crédits, je crois que je pouvais moduler pendant cinq ans. Je pourrais encore étaler sur cinq ans le truc. J’ai pas utilisé mais en gros, tu pourrais demander pendant cinq ans, je sais plus c’était quoi le pourcentage mais tu pouvais diminuer tes mensualités. Soit les diminuer ou les couper complètement pendant une certaine période. Couper complètement, en gros, c’est eux qui te disaient : « Je te propose six mois, un an... » mais moduler tu pouvais le faire pendant au moins une longue période. Mais après, ça dépend de la banque. C’est pour ça qu’il faut que tu regardes les petites lignes sur ton contrat lors d’un prêt et tu verras quelles sont les modalités pour la modulation, si tu peux voir ça. En plus de ça, tu peux la contacter et voir pour ajouter du différé. Anaïs : OK. En termes de question, pour l’instant c’était tout pour moi. Kendy : C’est bon pour toi ? En tout cas, si tu as d’autres questions qui te viennent, tu me fais savoir. Anaïs : Merci. Kendy : Je t’en prie, à tout à l’heure. Si tu as une question, je t’invite à lever la main. Je donne la parole à Boris. Comment vas-tu ?
(00.27.30) Boris : ça va et toi ? Kendy : ça va nickel.
Boris : Bonjour à tous, à toi et aux Sprinteurs. Kendy : Comment ça se passe de ton côté ? Boris : ça va. Comme on avait dit la dernière fois, ça remonte déjà mais j’ai fait des travaux, je suis primé à certains nombres de cumulus. J’en avais un par appart. Du coup, de six, là je suis passé à deux. J’ai pris un de 200 litres pour trois apparts et la même pour le deuxième. Depuis ça, j’ai beaucoup moins de souci au niveau de la puissance. En plein mois de janvier, j’avais une coupure et ça m’avait posé problème. Du coup, j’avais dû faire des travaux par rapport à ça et depuis, ça va mieux. Par contre, j’avais une question, parce que si tu veux, il y a moyen de faire mieux. J’ai toujours au niveau des combles potentiellement 30% de chaleur que je perds. Il faut savoir qu’au niveau de mes combles, le parquet c’est juste une dalle de bois. J’avais isolé un peu par le haut avec de la laine. Kendy : OK, ça marche, parfait. Boris : Là, par exemple, pour te donner un ordre d’idées, aujourd’hui, Total Energy a envoyé la consommation pour février. Je suis à 2.500kW sur un mois. Kendy : Il faut le ramener au logement. Boris : C’est ça, je peux faire qu’une moyenne mais c’est pas représentatif puisque les logements sont pas tous pareils. Kendy : Tu as cinq ou quatre logements ? Boris : Là, il y en a cinq qui tournent. Kendy : Franchement, pour cinq logements, ça va. Je te dis, sur le mois de janvier-février là, j’avais une moyenne de 800kW par logement. Je peux dire que près de chez moi, il faisait plus froid, du coup, je consomme plus. Mais pour moi, par rapport à ce que je dépense, ça va, ça reste correct. Boris : C’était pour savoir si, en fait, c’était quelque chose d’urgent ou pas de le faire, parce que on va dire que pour l’instant, ça pose pas forcément beaucoup de problèmes. Mais je me disais, de toute façon, au bout d’un moment, il va falloir le faire. Kendy : Si tu peux le faire c’est mieux mais après, je te dirai, pour moi aujourd’hui, en termes de consommation électrique, ça me choque pas ce que tu dépenses. Peut-être que tu dois dépenser plus en chauffe-eau puisque tu en as plus mais en chauffage tu en dépenses moins. Alors que peut- être je dépense moins en chauffe-eau que toi mais je vais dépenser plus en chauffage, parce que peut-être qu’il fait plus froid. En plus, c’est dans le sud, là-bas les mecs mettent pas trop le chauffage. Boris : Je sais que surtout le mois de janvier, même nous dans le sud, on s’est pris des -4°C, j’imagine pas chez vous. Du coup, je pense que je peux vivre avec. Mais quelque part, je me dis que c’est quand même des combles, il y a quand même 40m² qui sont là, qui tombent. L’autre fois, on en avait parlé, tu m’as dit qu’en termes d’investisseur, tu l’aurais pas forcément fait parce que au final, tu vois pas la renta sur l’année. Kendy : C’était de quel investissement je te parlais ? Boris : C’était l’investissement pour carrément faire un studio dans les combles.
Kendy : Si tu peux faire ça avec un prêt, oui mais si c’est avec tes fonds propres, c’est plus chaud. Boris : C’est ce que je voulais que tu me dises, puisqu’effectivement je comptais pas mettre les fonds propres. De toute façon, j’en ai besoin au cas où je veux réinvestir et tout ça. Mais il y a du potentiel. J’ai fait faire mon devis. J’en suis quand même pour 22.000 euros. En mètre carré, ça fait quoi ? Kendy : Là, tu peux plus le calculer comme ça, parce qu’en fait, quand on le fait, en gros, il y a tout qui fait en même temps. Tu as la mutualisation, le mec qui se déplace, il vient et il fait tout. Du coup, là, tu as une sorte d’économie d’échelle qui se fait. Là, si tu fais un seul logement, tu auras effectivement 10-15-20.000 euros et ça te fera un truc supérieur peut-être à 1.000 euros du mètre carré la mutuelle. Surtout que là, il y a pas de sol, pas d’isolation, il faut tout refaire, il y a pas de velux, il faut remettre la petite fenêtre que tu avais dans le coin, il faut boucher les trous. Il y a du taf. Je suis pas surpris. Peut-être qu’il y a toujours des économies à faire mais je suis pas surpris de ouf. Si vraiment tu as ça en cinq-six fois ça en épargne et que tu as juste le montant ou deux fois le montant, pour moi, je pense que c’est plus judicieux de partir sur un crédit. Parce que le sortir là, tu vas pas le récupérer tout de suite. Du coup, c’est très risqué de prendre ce cash et de l’injecter dedans et de pas pouvoir le récupérer. Boris : Comme tu vois, je vais toujours acheter le deuxième, là. La dernière fois, la banque m’avait dit : « Effectivement comme on a vu qu’il y avait pas mal de mouvements sur vos comptes pour des travaux et tout, on estime que vous êtes pas encore au point sur votre immeuble » ça aussi ça fait désordre. Kendy : J’ai rien compris. Boris : En gros, il m’avait dit qu’ils avaient vu que j’avais injecté pas mal d’argent l’année dernière pour terminer les travaux. Et du coup, il me disait qu’au final, comme il y avait encore pas mal de travaux, il semblerait que pour eux, ils attendaient en fait que ça se stabilise avant de me recruter. Kendy : Mais pour moi, il faut pas attendre que sur eux. Si tu attends que sur la banque avec qui tu as bossé, ça va être tendu. Boris : Justement c’était pour ça que je t’appelais là, c’est parce que je voulais savoir aussi, est-ce qu’au niveau des banques... Kendy : Non, au niveau des banques c’est mort. C’est vraiment des banques physiques. Tu peux utiliser les banques histoire de faire ta gestion, te faciliter tes transactions, avoir des virements... mais pour les prêts, il faudra passer par des portes classiques. Au pire, ce que tu peux faire c’est faire un truc genre crédit à la conso. En gros, ça va rien changer à ton projet. Boris : Effectivement, j’avais pris un courtier sur place, mais en fait ils sont un peu limités sur place. Par exemple, là où je suis, le mec qui connait quasiment toutes les banques, ça lui fait quatre-cinq banques maximum. Peut-être qu’au final, c’est mieux de présenter le dossier dans une grande ville. Kendy : Peu importe, l’essentiel c’est que tu aies ton financement. Pour moi, il y a pas de problématique par rapport à ça. Que ce soit dans une grande ou petite ville, tant que les mecs te prêtent l’argent, c’est ce qui t’importe.
Boris : Justement au niveau du dossier, pour la présentation du financement, il faut présenter le bien avec des chiffres de location en longue durée, on est d’accord ? Kendy : ça dépend de qu’est-ce que tu veux faire. Est-ce que tu parles d’un prêt à la conso que tu voulais faire ou partir sur un nouveau projet ? Boris : Repartir sur un nouveau projet parce que de toute façon, le truc de crédit à la conso, je le ferai dans un deuxième temps une fois que le deuxième gros projet sera fait. Kendy : Dans ce cas, je te dirai que si tu veux lancer un deuxième projet, le plus simple c’est de partir en sous-marin. Si tu pars en mode visite, c’est possible mais on va te demander plus d’apport, on va te demander plus de choses. On va te dire : « On veut bien te suivre mais il faudra faire ci, il faudra mettre tant, il faudra ci... ». Donc, financièrement, ce sera peut-être plus lourd pour toi. Si tu peux le faire en tant que sous marin, vas-y. Boris : Du coup, de partir en solo sans courtier ? Kendy : Non. En sous marin c’est en mode tu présentes pas qu’il y a déjà ce premier projet. En gros, tu dis comme si tu venais avec un dossier vierge, en mode « Je me lance dans un projet... », « Vous avez déjà investi ? » (rires) Si tu présentes le premier, c’est mort : « ça vient tout juste de sortir ». Boris : Je pense que c’est le mieux, parce que franchement... Deuxième question, au niveau des femmes de ménage, je sais pas si tu as fait évoluer un peu ton... est-ce que tu bosses toujours en CDD sur les femmes de ménage ? Tu leurs fais toujours remplir la feuille sur le Google Drive ? Kendy : Oui, toujours la pointeuse. Après, en appoint, tu peux éventuellement avoir une personne en indépendant, en appoint. C’est vrai que, en général, les principales on va les prendre en CDD ou en CDI. Celles qui sont en appoint, on peut les prendre en indépendant. Franchement, je veux dire c’est juste une question de choix mais aujourd’hui, il y en a une avec qui on bosse qui est en indépendant. Elle nous coûte plus cher mais l’un dans l’autre, ça va. Financièrement, elle va nous coûter à peu près une vingtaine d’euros de l’heure. Par exemple, elle typiquement quand elle va faire une heure et demi, deux heures, tu vas tout de suite le sentir sur la facture. C’est ça le truc. Mais après, l’essentiel c’est que le logement soit fait et que ce soit propre. Boris : Aujourd’hui, tes frais de ménage, tu es à 20 euros ? Kendy : Quand c’est une externe, oui. On sera à 20 euros de l’heure. Mais après, ça dépend de la taille de ton logement mais ce que tu dois essayer de viser, c’est que si tu prévois 20 euros de l’heure, tu vas facturer ton client peut-être 20-25 euros et tu sais que au moins tu n’auras pas de surprise. Tu sais que ton ménage te coûte 20 euros, il faut pas faire l’erreur de le facturer 15 euros, même à 20 euros, tu vas perdre de l’argent. C’est l’erreur que je vois souvent faire les Sprinteurs, ils se disent : « Je vais pas mettre trop cher mon ménage, du coup je mets 15 euros ou 20 euros ». Boris : Justement c’est pour ça parce que là, je voulais payer 15 euros de l’heure, parce que c’est une meuf qui, de base, est payée 12 euros de l’heure. Elle a de très bonnes lettres de recommandation et tout ça. Et comme en fait, elle habite à 20 minutes, je voulais la payer 15 euros de l’heure. Ça me semble raisonnable. Du coup, 20 euros tu me dis, même ça c’est pas assez.
Kendy : Elle me coûte 19 euros exactement, parce qu’elle est en auto-entreprise. Mais même celles qui sont en CDD, elles vont te coûter à peu près le même truc, parce que tu vas lui payer 10 euros et quelques du SMIC horaire, après, il faut rajouter les charges sociales, les cotisations. Tu seras peut- être un petit peu en-dessous, peut-être à 15 de l’heure. Ce sera à peu près kif-kif. Pour moi, je te dirai, ce qu’il faut que tu fasses c’est que tu rapatries, tu répercutes le coût de ton ménage sur ton client. Si tu vois que ça te coûte 20 euros en fonction de la taille de ton logement... pour toi, c’est des logements assez petits, tu devrais pas dépasser une heure de ménage normalement. Donc, si c’est à une heure de ménage et que ça te coûte 15 euros, tu factures ça 20 euros sur les plateformes et c’est bon. Boris : OK, je m’occupe de ça. Franchement, comme tu dis c’est pas des gros logements, en moins d’une heure normalement c’est plié. Je m’occupe de ça. Samedi, je fais signer de nouvelles personnes. Kendy : Pour le ménage ? Boris : Oui, pour le ménage. Kendy : ça n’a pas été avec les anciennes que tu avais ? Boris : Non, ça n’a pas été. En fait, je pense qu’il y a eu du relâchement. Ça fait deux ans qu’elles sont là et j’envoie plusieurs messages à chaque semaine pour dire ce qui va pas. Je pense que ça fait quelques mois que limite elles ont pas de pression. Elles se disent : « De toute façon, il sait qu’il a besoin de nous ». Kendy : Ce matin, j’ai été visité deux logements et je voulais faire un peu la réflexion, j’ai été visité comme ça vite fait. A plein endroit, j’ai vu qu’il y avait un peu de gras. Je t’avoue, ça m’a un peu saoulé vite fait. Une seule serviette alors que c’est un logement pour deux. Boris : C’est exactement des trucs comme ça. Franchement, tu te pinçais la tête chaque jour pour le business pour que derrière ça ce soit pas nickel. Par exemple, les serviettes dépareillées, elle met des grises et des bleues... des petits détails. Kendy : Mais en fait, le truc se fait dans le détail. Aujourd’hui, elle m’a fait ça. En plus, ça c’était pas de sa faute, le frigo il y avait plein de glace. Tu débranches le truc et tu attends que ça coule. Boris : C’est exactement ça. C’est aussi un manque d’initiative que j’ai pas trop kiffé. Kendy : Je suis pas sûr que même en changeant... après, peut-être mais je pense que des fois le travail se fait en interne. Je me dis, tu recadres. Après, sans forcément faire le mec... mais tu peux recadrer un peu le truc, essayer de mettre de nouveaux process en place en mettant peut-être une check-list : « Est-ce que tu peux me faire ça quand tu as fini ? M’envoyer une photo du bien quand tu as fini » mettre en place de nouveaux trucs. Parce que je t’avoue que il y a pas longtemps encore j’avais été voir un autre logement et après, j’allais voir un autre logement, il y avait la femme de ménage qui faisait le truc. Elle terminait un logement, elle était dans un deuxième et là, je vais dans le premier, je regarde, le ménage c’est correct. Je regarde la poubelle, il y a pas de sachet. Je dis : « Tu as oublié le sachet là-bas, je crois » Elle me dit : « Ah mais en fait, je le mets tout le temps ». Boris : Au final, on a le même problème, c’est vrai.
Kendy : C’est des problèmes que tu vas tout le temps avoir, même si tu changes de gens. Je pense qu’il faut recadrer. Et même un autre truc qui m’a saoulé vite fait aussi, je vois le fond du toilette qui est dégueulasse. Je prends la brosse, je gratte mais je vois que c’est un truc imprégné. Au moins elle me dit : « C’est sale au fond, il faut qu’on achète du produit et qu’on met au fond, qu’on décape ». Quand tu arrive dans un toilette et que tu vois que le fond est dégueulasse, même si on l’a nettoyé, t’as pas envie de voir des traces de jaune au fond du toilette. Je pense que ce qu’il faut faire c’est régulièrement passer sur ton bien et mettre en place de nouveaux process. En gros, je te demande de prendre la check-list, de vérifier tel point, si tu l’as pas fait c’est soit tu as pas regardé la check-list, soit tu as regardé la check-list et de toi-même tu as décidé que tu avais pas envie de le faire. Du coup, à ce moment-là, c’est tout, on prend la décision qu’il faut. Je pense que des fois, il faut pas attendre que les gens réfléchissent. C’est dur à dire mais des fois, il faut pas attendre ça. Il faut vraiment leur demander de suivre un process d’intelligent et ce sera mieux. Des fois, je vois les trucs, j’ai envie de dire : « Quand tu sais que c’est un logement pour deux personnes, tu dois confier deux trucs à la fin ». Boris : Après, j’ai fait une procédure vraiment carré. Après, peut-être que c’était trop carré parce que ça faisait peut-être quatre-cinq pages et c’est sûr que les meufs au bout d’un moment, elles en peuvent plus. Pour moi, tu le lis une fois et c’est un truc qui va rester. Kendy : Fais un truc sur une page A4. Tu mets les trucs où tu vois qu’elles oublient à chaque fois. La meuf qui part et qui oublie de vider le frigo de l’ancien voyageur. Tu ouvres le truc, tu vois que c’est crados. Vérifier le frigo, vérifier le microonde. Le mec a voulu faire chauffer sa tasse de thé, il a oublié dans le microonde, elle a pas vérifié du coup, le client vient, voit une tasse avec du lait dans le microonde. Ça le fait pas. Vérifier les toilettes, vérifier le linge de lit. Tu dis de vérifier tous ces points avant de partir. Et tu dois chécker que tu as bien fait ça, ensuite tu pars. Le process, je l’ai pas mis en place, j’ai fait la check-list et tout, parce que même moi, ça me demande après de le re vérifier et ça me prend la tête de re vérifier les trucs. Du coup, c’est vrai que je me repose un peu sur elles et c’est pas bien. Je pense qu’il faudrait vraiment re vérifier le truc. Ou mettre une genre chef d’équipe et s’il y a un problème, c’est celle-là qui... Boris : Exactement, parce que si ça te demande de revenir peut-être une fois par semaine, tu es abonné de l’essence. Kendy : Surtout maintenant le prix du gasoil... (rires). Boris : OK, je vais essayer de mettre ça en place. Je pense que l’expérience aussi ça joue pas mal. J’avais des femmes de ménage qui étaient assez jeunes. Il y a des trucs, c’est chaud à laisser passer quand tu as fait peut-être dix-quinze ans dans l’hôtellerie. Kendy : ça veut rien dire. Les gens vont te dire : « J’ai travaillé pendant dix ans là-bas, je sais », « Calmes toi, voici comment on travaille chez nous ». Il y a pas de « J’ai travaillé pendant 20 ans... ». Il y en a, effectivement, qui vont te donner des astuces de fou-furieux. Ça peut arriver mais il faut quand même que tu gardes ton process. C’est-à-dire « Je veux qu’il soit fait comme ça. Je veux que le drap soit plié comme ça, je veux que le truc soit mis comme ça ». Après, si c’est pas fait comme tu as demandé, une fois, deux fois, tu refais le point avec la personne mais à la fin, la personne va faire le truc comme tu le veux. C’est pas parce que tu as travaillé dans l’hôtellerie qu’en gros, maintenant, tu vas faire ta loi.
Boris : OK, je reste dessus. Je te tiens au courant pour le deuxième. Kendy : En tout cas, on lâche rien, on avance et on encaisse les euros. En tout cas, si tu as d’autres questions, tu me fais savoir. Boris : Merci, à plus tard. Kendy : Je t’en prie. Je donne la parole à Florian, tu vas me dire un petit peu où est-ce que tu en es, quelle est ta question.
(00.54.47) Florian : Salut Kendy, bonsoir à tous. Kendy : Salut Florian, comment vas-tu ? Florian : ça va bien et toi ? Kendy : ça va nickel. Florian : Je suis plutôt en mode écoute. J’avais juste une question, là j’ai lancé le chantier, je voulais savoir à quel moment il faut anticiper sur tout ce qui est comptabilité et fiscalité ? Kendy : Pour la partie comptabilité, tu peux parler de comptabilité quand tu commences à dépenser de l’argent. Mais j’ai envie de te dire, tu vas faire de la compta quand il y a de l’argent qui rentre. Pour l’instant, tu dois juste garder tes factures. Au niveau de la fiscalité, ce qui va être important c’est de faire ta déclaration P0i, tu peux la faire dès maintenant si tu veux. Si tu sais que tu n’as pas beaucoup de travaux, que tu vas bientôt commencer, tu peux déjà la faire maintenant. Si tu sais qu’il y a beaucoup de travaux, que ça va durer longtemps, au lieu de payer un an de comptable pour rien, attends un peu la fin de ton chantier. Mais si tu sais que tu n’as pas beaucoup de travaux, dès maintenant tu peux faire ta déclaration P0i, comme ça tu peux déjà avoir ton comptable et après, tu seras prêt. Mais ça va vraiment être conséquent quand tu auras commencé à louer et que tu vas avoir des revenus. Là, il faudra avoir des factures de vente, des factures d’achat de ce que tu as dépensé. Et là, effectivement, on parlait de compta et on va parler de fiscalité aussi. Mais pour l’instant, si tu viens de commencer, si tu n’as pas beaucoup de travaux, tu peux vraiment commencer. Si tu as beaucoup de travaux, c’est vraiment chaud. Là, il vaut mieux peut-être attendre. Florian : Après, quand tu dis beaucoup de travaux, au global j’ai 64 travaux. Kendy : Quand je dis beaucoup de travaux, c’est plus en termes de durée. Ton chantier n’est pas sensé duré un an. Florian : On est parti sur fin juin. Kendy : Je pense que tu peux déjà faire ta déclaration. Après, le truc qui peut se passer c’est si le mec prend du retard. Mais si le mec prend pas de retard, normalement tu vas commencer à générer des revenus cette année. Je pense que tu peux déjà faire ta déclaration P0i. Ce que tu pourrais éventuellement faire c’est peut-être déjà essayer de trouver un comptable dans le secteur de la ville
ou près de chez toi, soit faire la déclaration avec toi ou sinon tu la fais toi-même. Mais de toute façon, il faudra que tu aies un comptable qui peut faire ça. Florian : Qu’est-ce que je déclare concrètement ? Tous les déblocages de fonds et les fonds utilisés pour l’ameublement ? Kendy : La déclaration P0i c’est pour dire que tu vas lancer une activité de location meublée. Là, pour l’instant, tu n’as rien de déclaré. Après, quand tu seras avec ton comptable, il faudra lui fournir les factures que tu as payées (artisans, acomptes...), tout ça tu vas lui transmettre. Après, c’est ton comptable qui fera toute la partie compta. Florian : Y compris les fonds pour l’ameublement ? Kendy : Oui, tout ce que tu as dépensé pour le bien. Avec toutes les factures de tout ce que tu as dépensé, dès que ça concerne ton activité de location, tu gardes la facture. Tu as acheté des stylos, des feutres... pour ton logement, pour marquer des trucs, tu gardes la facture. Tu as acheté du PQ pour le logement, tu gardes la facture. Tout ce que tu vas acheter pour le bien, pour la location, tu vas garder tes factures. Ensuite, tu vas les transmettre à ton comptable et il va pouvoir déduire ça de tes charges pour que toi, en termes d’imposition, que tu paies moins. Florian : OK, je vois. C’est-à-dire que je peux le faire même à partir de avril-mai, en fait. Je peux contacter le comptable aujourd’hui mais il dit qu’on peut se voir dans deux mois. Kendy : De toute façon, ça change rien. On est déjà en mars, même si tu le fais maintenant, si tu finis tes travaux en juin, tu auras quand même de l’activité à déclarer pour l’année 2022. Tu peux déjà le contacter dès maintenant et faire ta déclaration, ça change rien. Florian : Je lui ai contacté mais j’ai zéro facture à lui donner. Kendy : Même si tu n’as pas de facture, il peut t’aider à faire la déclaration, si tu veux. Au moins, ça te permettra déjà d’avoir un contact et tout ça. Tu peux déjà faire ça, c’est pas grave. Même si t’as pas encore les factures, c’est pas gênant. Florian : Du coup, pour la fiscalité, tu as dit le P0i c’est ça ? Kendy : Oui. Ça, tu dois regarder dans la semaine 5 du programme. Je sais pas si tu as déjà été sur la semaine 5. Florian : OK, je vais regarder. J’étais déjà à la semaine 5, je crois que c’est la semaine 6. Kendy : Non, semaine 5 c’est Fiscalité. C’est à la semaine 5 que tu auras ces infos. Florian : OK, je me souviens. Comme je te disais, les travaux on est à 60K, j’avais demandé 75 à la banque. J’ai 15K de rallonge pour l’ameublement. Kendy : C’est parfait. Florian : Ce que je me posais comme question, c’est comment est-ce que je peux faire sortir ces 15K sans qu’on l’enregistre en travaux ? Je sais pas exactement comment ça se passe.
Kendy : Tu peux faire ça de trois manières : soit tu t’organises avec ton artisan et il te fait une facture et après, il te fera un avoir qui va annuler la facture, cette facture tu vas la donner à la banque et tu vas déduire ce montant. Deuxième méthode, tu peux aller dans un truc genre Leroy Merlin, tu achètes des choses et tu les rends tout de suite. Du coup, tu auras une facture et tu auras un avoir. Du coup, là aussi tu pourras récupérer ce montant, tu pourrais le donner à la banque parce que, en fait, il faut acheter genre les matériaux (carrelage...) comme ça on voit que c’est pour les travaux et comme ça tu peux déduire. C’est un peu chiant à faire quand même, je te l’accord. Et troisième solution, éventuellement tu passes par une société d’aménagement et les mecs te font une facture d’agencement et ils font passer les meubles dans le devis et comme ça, ça passe au niveau de la banque. Mais tu es obligée d’acheter les meubles chez eux. Florian : Le plus simple c’est de voir avec l’artisan. Il me fera deux factures, c’est ça ? Première facture pour la banque et deuxième pour... Kendy : Non, il te fait une facture, il annule la facture et pour annuler la facture, il fait un avoir chez lui. Mais toi, de toute façon, comme il a déjà existé la facture, tu auras cette facture. Et cette facture, tu la transmets à la banque et c’est fait. En gros, ça se fait en duplique. Il fait la facture, il met par exemple 15.000 pour aménagement. Dans son logiciel, il annule, au niveau de sa compta ça fait zéro. Mais pour toi, tu as quand même une facture que tu peux transmettre à la banque. Florian : Je pense que c’est cette option qui me va. C’est plus simple. Kendy : Cette option c’est vrai que ça a ses limites, ça dépend de comment tu travailles avec la banque. Si ta banque travaille avec l’artisan en mode ils envoient l’argent directement à l’artisan, c’est peut-être un peu plus compliqué. Ça veut dire que l’artisan devra te rendre de l’argent. Florian : Il m’envoie à moi directement. Kendy : C’est parfait. Si il t’envoie, c’est parfait. Florian : Il m’envoie à moi directement et c’est comme ça. Kendy : En tout cas, si tu as d’autres questions, tu me fais savoir et je te redonne la parole. Florian : ça marche, merci. Kendy : Je t’en prie. J’ai une question de Demba.
(01.04.48) Demba : Bonsoir Kendy, bonsoir Sprinteurs/Sprinteuses. Kendy : Salut Demba, comment vas-tu ? Demba : ça va. Je voulais savoir par rapport à ma vente, du coup pour l’instant j’ai pas fait virer l’argent sur le compte perso. Du coup, c’est toujours chez le notaire. Comme je ne veux pas rembourser ce qui reste à la banque, je vais me servir de ça pour faire des opérations. Du coup, je sais pas comment je peux mettre l’ensemble en sous marin ?
Kendy : Tu donnes le RIB de compte épargne que tu as à côté, dans une banque à côté et tu demandes à ton notaire de te faire le virement sur ce compte. Demba : Nos seuls comptes sont au Crédit Agricole, donc il faut que je crée un autre compte. Kendy : Tu peux créer effectivement un autre compte. Tu vas créer un autre compte ailleurs et tu fais le virement. Si tu travailles avec le Crédit Agricole, ils vont voir l’argent. Demba : (01.06.03) Là, ça veut dire qu’au niveau de ce point, il faut pas que j’arrête l’assurance de prêt. Kendy : Non, tu peux pas arrêter ça puisque l’assurance est là pour te protéger si demain tu perds ton boulot ou il y a un problème, qu’ils puissent comprendre. Tu peux pas arrêter ça. Demba : Je vais faire l’offre pour le bien, donc, j’attends le retour dans les 48 heures pour que le vendeur se décide. Du coup, s’il se décide pas, de toute façon, je continue un peu mes recherches, on verra. L’agent immobilier m’a dit, de toute façon, elle veut plus travaux, elle en a marre donc elle attend les sous, du coup à voir. Ça marche. Demain, je vais (01.07.17) la banque pour voir si je peux ouvrir le compte rapidement pour mettre les sous dessus. Kendy : Oui, fais ça. Et après, tu auras un compte plus propre que tu pourras éventuellement utiliser. Même tu peux avoir ce nouveau compte un peu comme un compte vitrine aussi. Ce serait ton nouveau compte vitrine comme ça tu sais quand tu vas présenter, si tu veux pas présenter ton compte joint, tu pourras présenter celui-là. De toute façon, comme le but c’est d’avoir juste l’épargne à côté, tu peux avoir ça avec un livret, juste sans carte, sans truc. Comme ça au moins, quand tu as besoin, tu pourras faire valoir ça comme étant ton apport. Demba : OK, ça marche. Du coup, tu recommandes, est-ce qu’il faut quand même avoir demandé le prêt ou il faut prendre l’argent pour faire le truc tout de suite là ? Kendy : J’ai pas trop compris ta question. Demba : Ma question c’est de savoir, vu que j’ai quand même pas mal de sous qui ne m’appartiennent pas, est-ce qu’il faut... par exemple, si j’ai un bien, est-ce qu’il faut se servir pour acheter le bien tout de suite ? Kendy : En gros, ce cash, il faut plus que tu le vois comme un appât. Quand tu vas avoir du cash comme ça, les banques vont pas te regarder de la même manière. Là, elles vont te dire : « Vous voulez le tapis rouge ? » Limite ils vont te dire : « Madame Demba, il y a du champagne, vous en voulez ? » On va te regarder autrement et ce sera plus facile de négocier. Mais l’idée c’est surtout pas toucher ce cash. Si demain, la banque te dit qu’il faut rembourser, que tu commences pas à te gratter la tête. Je te dirais, gardes ça vraiment sur un compte limite, tu peux laisser un livret, au moins ça va... développement durable. Et comme ça, tu peux rembourser si on te demande quelque chose. Mais c’est plus pour faire miroiter. C’est pas un truc que tu vas prendre et utiliser. Je pense pas que ce soit la bonne stratégie. Puisque le fait de l’avoir sur le côté, toutes les banques qui vont voir ça vont se dire : « On a envie que tu viennes chez nous ». Du coup, elles seront OK pour te suivre sur tes projets, tu pourras mettre plus de conditions. Après, si par exemple, il y a un projet où il faut peut-être mettre 5.000 ou 10.000 euros pour que ça passe au niveau du financement, là
effectivement, tu vas pas te faire galérer pour rien, quitte à avancer ça. Parce que tu sais, de toute façon, tu vas les récupérer rapidement. Mais tu vas pas te dire, il y a 60.000 euros de travaux, je prends et je mets dans les travaux. C’est une grosse erreur. Cet argent, une fois qu’il est parti, tu le reverras plus. C’est comme ta petite poule aux œufs d’or, on vend jamais la poule. On vend les œufs mais on vend pas la poule, du coup tu la gardes. Demba : OK, ça marche. Je n’ai rien régénéré de la banque et là, j’ai demandé au notaire. Elle m’a dit : « Non, je fais pas de démarche, vous n’avez pas d’hypothèque, c’est à vous de faire les démarches. Et si vous voulez faire les choses en douce, ça vous engage » (rires). Il m’a dit : « Vous pouvez faire les choses en douce aussi, il faut quand même tenir... » parce qu’il savait un peu le premier projet qui n’a pas abouti. Donc, il a dit : « Là vous pouvez faire votre truc mais il faut faire quand même attention pour rembourser le prêt tout le temps, pour pas qu’on vienne vous chercher pour rembourser le prêt. A partir du moment où vous remboursez votre prêt... vous êtes même en position de négocier votre truc au niveau de la banque. Vous pouvez dire que non, vous voulez pas rembourser, vous voulez garder puisque c’est la caution en fin de compte ». Ils peuvent pas m’obliger de rembourser, en fait. Kendy : Je pense qu’il a tout compris le truc. C’est justement avec des mecs comme ça que tu dois bosser. Le mec a compris, on avance bien. Vas-y, fais ça. C’est cool. Demba : Je lui ai dit, pour l’instant, si ça l’ennuie pas, il garde l’argent quand même en sécurité. Moi, je cherche à où le mettre, quand je cherche à avoir un rendez-vous avec un conseiller. Kendy : Je te dis, dès demain, essaies d’ouvrir un compte dans Crédit Agricole ou... Demba : Je pense que j’avais déjà un vieux compte au Crédit Mutuel, je pense que je vais le réactiver. Est-ce qu’un compte peut recevoir n’importe quelle somme ? Il y a pas un montant minimum ? Kendy : Non, tu mets ce que tu veux dessus. Je te dirais, mets le sur un compte livret, parce que si tu mets ça sur un compte courant, ils vont le grignoter petit à petit, parce que tu vas avoir des frais. Alors que si c’est un compte livret, c’est bloqué, ça bouge pas, il y pas de carte/chéquier, il y a rien. Demba : Non, dans ce compte, je n’ai pas de carte, je n’ai rien. C’était vraiment un compte vitrine. Kendy : Ouvres ça et tu peux laisser les sous dessus et après, tu avances. Demba : OK, on va faire ça. Kendy : Tu as d’autres questions ou c’est bon pour toi, du coup ? Demba : Juste une dernière question, en fait, à la fin du mois, le loyer est tombé sur un compte au Crédit Agricole. S’il s’aperçoit qu’il y a plus rien qui tombe, je paie quand même mon prêt, ils peuvent me convoquer ou pas ? Kendy : Non. Si tu as un locataire qui est parti ou que le locataire ne paie plus son loyer, ils s’en moquent. La seule chose qu’ils veulent c’est qu’ils reçoivent leur argent. Tu n’as pas à t’inquiéter par rapport à ça. La seule chose que tu dois faire c’est continuer de payer tes mensualités. Essaies de vraiment finaliser un projet rapidement pour qu’en gros, tu sois pas obligée d’utiliser ses fonds pour payer les mensualités parce que les mensualités vont pas s’arrêter.
Demba : C’est vrai. Ça c’est clair. Là, je travaille un peu plus. Non, je vais pas toucher un centime. Kendy : Il y a Gény qui pose la question N26 et les comptes révolus… C’est des comptes que j’utilise, c’est des néo banques. Je sais pas pourquoi mais j’ai pas confiance en ces comptes là pour des grosses sommes. J’ai TransferWise et tout ça, mais pour les grosses sommes j’ai peur. N26 a failli avoir un problème, les gens pouvaient plus récupérer leur argent. Du coup, je suis pas certain. A la rigueur une néo banque ici, genre Boursorama en général c’est adossée à une grande banque. Ça, peut-être. Mais je préfère quand même avoir mes sous sur un compte... Demba : Pour une grosse somme, il faut vraiment avoir une banque nationale. Là, il y a l’agent immobilier qui m’appelle. Kendy : Bon courage. Demba : Merci. Kendy : Je donne la parole à Aïssata.
(01.15.40) Aïssata : Bonsoir Kendy. Kendy : Salut Aïssata, comment vas-tu ? Aïssata : ça va merci et toi ? Kendy : ça va nickel. Aïssata : Bonsoir à tous. J’avais pas vraiment de question, je voulais voir avec toi si tu avais quelques astuces pour mon financement. Là, j’ai eu des refus. Les refus qui venaient c’était soit j’ai pas de résidence principale, soit j’ai pas assez d’apport. J’ai essayé pour faire en mixte et le problème qui revient c’est que comme je suis à deux heures de Paris, ça colle pas. Comme je peux pas faire de télétravail non plus, c’est ce problème qui se pose. Je sais pas si tu avais des astuces ou comment je pourrais tourner ça ? J’avais vu avec un courtier que je pouvais peut-être tourner ça en disant que je venais une fois par semaine sur Paris. Mais c’est vrai que c’est assez compliqué à faire passer. Là, j’ai eu pas mal de courtier sur le coup mais il y en a pas mal aussi qui me disent que c’est pas faisable, qu’il faut quand même beaucoup d’apport. C’est à peu près ce qui ressort en ce moment. Kendy : Comme je dis, pour pas que vous soyez surpris, c’est le genre de problématique que tout un chacun va rencontrer. C’est tout à fait normal. Après, ce qu’il faut se dire c’est que quand tu as présenté ton projet, il faut que l’histoire soit cohérente. L’histoire de « Je vais habiter là-bas et je bosse à deux heures et demi » et tu dis que tu vas faire l’aller-retour tous les matins, j’ai du mal à te croire. Surtout si tu viens bosser à Paris, on sait que le matin c’est les bouchons, tu vas faire huit heures de transport dans la journée, à moins que tu viennes en train, c’est pas cohérent. Après, si tu assaisonnes l’histoire avec quelques épices en mode « Effectivement c’est deux heures mais je serais avec Monsieur X parce qu’il a été muté ». Si l’histoire est cohérente, là oui. Mais genre « Je vais habiter là-bas à deux heures et demi », il y a pas de raison, il y a pas de pourquoi. C’est du flan. Personne n’avalerait cette histoire. Par contre, s’il y a un peu de matière, on te dit : « Oui, je
comprends ». Et avant même qu’on te donne l’objection, tu l’avances : « Je vais travailler là-bas, c’est vrai que c’est à deux heures mais le truc c’est que j’ai pas vraiment le choix puisque il y a tel ou tel truc qui va se passer, du coup je suis obligée de le faire ». Pour te donner un exemple, c’était avec Célia, elle est infirmière libérale, du coup elle travaille à Paris. Clairement, tu peux pas dire que tu vas travailler en télétravail ou quoi que ce soit. Du coup, l’histoire qu’elle a raconté c’est : « Je suis aujourd’hui à Paris, l’activité à Paris fonctionne très bien mais j’ai remarqué qu’il y avait telle ville où effectivement il y avait du business à faire. Donc, ce que je vais faire c’est que je vais déménager là- bas pour mettre en place un pôle dans cette ville. Le pôle à Paris va rester mais c’est mes associés qui vont gérer la continuité de la clientèle ici et moi, je fais le truc ». Comme ça va prendre un petit peu de temps, au lieu de payer un loyer, je préfère acheter un bien et comme ça, je m’installe, je suis sereine et je peux avancer. Cette histoire passe crème. La semaine d’après, elle est revenue en session : « C’est bon, j’ai eu l’accord de principe ». Tout ça pour dire que c’est l’histoire qui va tout faire. Si l’histoire n’est pas... on voit qu’il y a des trucs qui tiennent pas debout, c’est mort. Il faut que toi-même quand tu racontes ton histoire, que tu y crois. Quand tu me dis ton truc : « Je vais à deux heures et demi », j’y crois pas parce que je me dis il y a pas de matière, il y a rien. « Pourquoi tu vas aller jusqu’à deux heures et demi ? C’est quoi le problème ? » Mais si tu expliques que c’est parce que tu es allergique à la pollution de Paris, il faut absolument que tu déménages... là, je te dis : « Oui, c’est vrai ». Et même quand je dois raconter ça à quelqu’un d’autre, je peux tout de suite dire : « Je t’arrête tout de suite, tu vas dire que c’est loin mais on a pas le choix puisque il y a son mari qui part, elle va pas laisser son mari partir et vivre toute seule à Paris quand même. Donc, on la finance ». Aïssata : Du coup, par rapport à l’astuce du mari, ils vont pas vérifier derrière si on dit qu’on suit un compagnon ? Ou qu’on soit obligé d’être marié pour prouver comme quoi il y a vraiment le déplacement du mari. Kendy : Si mais là encore comme je te disais c’est une cohérence. Si tu dis : « Mon mari va partir » et que tu n’es pas mariée : « Arrêtes, t’es pas mariée ». Si tu dis que c’est pour les enfants et que t’as pas d’enfant, c’est pas cohérent. En gros, il faut que tu trouves un truc qui fait que tu peux justifier le fait de partir. Genre parce que tu veux te rapprocher de ta maman, tu peux te rapprocher de quelqu’un ou c’est ton mari qui part, c’est parce que tu vas être mutée bientôt, c’est ta boite qui va faire un truc. Le champ des possibles est immense. Après, c’est à toi de voir qu’est-ce qui peut se rapprocher à toi pour que ce que tu vas inventer soit cohérent. Mais c’est sûr que si tu ramènes le truc un peu comme ça, brut de coffre comme ça, personne va le manger. C’est comme manger des pâtes sans sauce. C’est dégueulasse les pâtes sans sauce, ça n’a pas de goût. Par contre, si tu mets de la bolo, de la carbonara, tu rajoutes des épices... c’est déjà beaucoup plus fun. Aïssata : C’est clair, tu as raison. Du coup, ça c’est niveau astuce. Après, l’objectif c’est 110% comme on le souhaite. Tu penses que niveau chiffrage... même en résidence principale, parce que le montant des travaux s’élève à 88.000 et le prix du bien est 64.000. Kendy : Je comprends ta question. Je te dirai, dans tous les cas, si on veut chercher du 110%, on sait que ce sera beaucoup plus difficile à avoir. Il faut se préparer à se dire : « Je sais que là, je pars pour du 110%, je sais que je devrais regarder un peu plus ». Après, il y en a, par exemple dans le programme, qui me disent : « Tu sais quoi, j’ai l’apport, je veux pas me prendre la tête. Ils me demandent 10.000, je vais donner et je vais récupérer dans le projet ». Ça dépend du profil de chacun. Il y en a qui disent : « J’ai pas envie de galérer », comme Johan, il disait : « J’ai attendu, ça fait
presque deux ans, là je vais pas commencer à me prendre la tête pour 5.000-10.000 euros d’apport, en plus je les ai, donc je les mets. C’est pas grave, je vais récupérer dans l’année ». Là, oui, il a pu le faire. On va pas être forcément fermé à un truc en disant : « C’est forcément 110% et c’est rien d’autre ». Si on peut avoir 110% et qu’on est prêt à faire les efforts pour avoir le 110%, on y va. Si on se dit : « Là, il y a un truc où on me demande de mettre 5.000 euros d’apport. Je les ai et j’ai pas envie de perdre du temps » à ce moment-là vas-y. C’est sûr que si tu mets de l’apport, ça ira plus vite. Mais si tu veux avoir du 110%, il faut te préparer à ce que ce soit compliqué, un peu plus tendu. Il faudra faire plus de banques, il faudra avoir plus de refus mais c’est possible. Aïssata : Et si, par exemple, on nous demande un montant d’apport qu’on a pas ? Kendy : ça, la question se pose même pas. Des fois, on va te demander des apports pour te dégoûter du truc : « On t’as pas dit non, c’est toi qui as pas voulu ». Là, sur un projet à 150.000 euros, on te demande 25.000 euros d’apport. Tu dis : « Laisses tomber si tu n’as pas envie de me prêter ». Peut- être j’exagère mais même sur un projet de 70.000 euros, le mec te demande 40.000 euros d’apport. Il te crache limite à la figure. En gros, il a envie de te dire : « Je veux pas de ton projet mais je te le dis pas ». C’est subtil. Mais quand tu vois pas trop pour le mec qui veut te suivre, c’est un truc à 5.000 ou 10.000, si tu les as, tu peux réfléchir. Mais si tu les as pas, c’est tout : « J’ai pas ces fonds, il faudra qu’on trouve une autre solution. Soit on s’organise autrement ». De toute façon, celui qui veut pas travailler avec toi, parce que t’as pas d’apport, tu pourras même pas le convaincre. Ce qu’il faut essayer de faire, si tu es en contact direct avec le banquier, c’est de vendre une bonne relation. C’est comme un jeune étudiant qui vient travailler, il vend pas de l’expérience, il vend du potentiel. « Je suis jeune, dynamique, j’apprends vite, je suis pas formaté d’ailleurs. Je vais arriver, tout de suite, je vais prendre votre méthode » comment tu n’engages pas ce gars ? Vous préférez un vieux qui va arriver avec ces anciennes croyances, qui va être difficile à manager ? C’est vrai que j’ai pas beaucoup d’expérience mais je suis malléable, s’il faut se déplacer, je pourrais, j’ai pas d’enfants... Le mec te vend le potentiel. Et c’est ça que tu vas manger : « Aujourd’hui, je suis investisseuse, mon projet c’est vraiment de faire des opérations et de vraiment grossir avec un partenaire financier, j’espère que ce sera vous, histoire qu’on puisse apporter des choses tous les deux. Je sais qu’on est tous les deux là pour gagner l’argent, faire du business ». Là, on sait de quoi on parle, on est là pour travailler ensemble. Tu me fais pas une faveur simplement, c’est nous qui allons nous faire une faveur tous les deux. Aïssata : Donnant-donnant. Kendy : Exact. Aïssata : Juste une petite dernière question. Pour les refus, au cas où on sait jamais, il faut au minimum trois ? Parce que du coup, j’ai cru comprendre que le vendeur pouvait demander trois refus si jamais j’ai pas eu de financement. Kendy : Il faut regarder sur ton compromis pour avoir cette info. Ça peut être trois, ça peut être un seul. En fait, sur ton compromis, ça va te demander rétractation du genre s’il faut un refus, deux refus... ce sera noté. Quand je dis ça à mes Sprinteurs, quand sur leur truc c’est noté : « Faute de refus » à ce moment-là, il faut que tu aies deux refus pour te dégager de la vente sans être embêté. Aïssata : Et dans le cas où c’est pas précisé, ça veut dire que c’est qu’un seul refus ?
Kendy : De toute façon, ce sera noté. Ça va être noté forcément. Parce qu’en fait, c’est une condition suspensive, donc on va forcément dire dans quel cas la condition est respectée ou pas. C’est comme si je disais : « Est-ce qu’ils peuvent ne pas montrer le montant du prêt sur le compromis ? » C’est pas possible. On doit se mettre d’accord sur le montant du prêt sur lequel on doit avoir un refus pour dire que la vente se fait ou pas. Aïssata : Je vais essayer de regarder en détail pour voir le nombre. J’ai pas d’autres questions, du coup. Kendy : Je t’en prie, en tout cas s’il y en a d’autres qui te viennent, tu me fais savoir. Aïssata : Merci beaucoup. Kendy : Je t’en prie. Si tu as une question, je t’invite à lever la main. J’ai une question de Gény.
(01.31.18) Gény : Hello Kendy ! Kendy : Salut Gény, comment vas-tu ? Gény : ça va et toi ? Kendy : ça va nickel. Gény : Bonsoir à tous les Sprinteurs et Sprinteuses. J’avais plusieurs questions. J’étais en train de regarder aujourd’hui justement les vidéos sur tout ce qui est fiscalité, les démarches administratives à faire. La première question, je pense que tu as peut-être déjà répondu au tout début de la session, c’était justement au sujet de la déclaration au greffe du tribunal de commerce. Pour ma part, j’ai déjà une activité d’auto-entrepreneur parce que j’avais fait une déclaration l’année dernière mais je t’avoue que l’activité, je l’avais un peu délaissée, elle génère pas de bénéfice. Je l’ai mis un peu en stand-by. Je voulais savoir, du coup là, il faudrait quand même que je mette mon numéro de Siret dans la déclaration ? Mon numéro de Siret de ma première micro-entreprise. Kendy : Oui, c’est ça. En fait, tu auras un seul et même numéro pour cette nouvelle activité aussi. Gény : Même si les activités sont différentes ? Parce que la première c’était de la vente en ligne. Kendy : Même si elles sont différentes, oui. Tu es une personne physique, du coup, tu peux pas avoir plusieurs numéros de Siret. T’auras forcément un seul numéro de Siret. Eventuellement, ce qui aurait pu se passer c’est que tu puisses avoir un seul numéro de Siren, ça dépendra de où tu mets le siège de ton activité. Si tu la mets au même endroit, ce sera forcément le même numéro de Siret. Si tu as mis l’adresse de ton activité chez toi, ce sera le même numéro de Siret. Gény : J’allais te poser la question justement de la date de déclaration, de toute façon. Tant que je déclare l’activité... pour ma première déclaration, ma première activité que j’ai déclarée l’année dernière, je me souviens qu’ils me disaient que on pouvait pas déclarer l’activité plus d’un mois avant le démarrage de l’activité. Du coup, là, j’ai les travaux qui vont commencer, l’artisan m’a dit trois,
quatre mois. Est-ce que si je déclare tout de suite c’est pas trop tôt ? J’aurais pas à faire ça dans le rush quand je serais à quatre mois, quand j’aurais fini mon chantier, je vais m’occuper d’autre chose. Kendy : Comme tu as déjà fait des achats, parce que là quand tu achètes le bien, tu fais un premier pas dans l’activité. Du coup, tu peux déjà faire ta déclaration. Une fois que tu as acheté le bien, on sait que ce bien est pour ton activité. Après, quand quelqu’un achète son bien et qu’il sait pas encore s’il va faire du nu ou du meublé, il peut finir ses travaux et s’il se rend compte, finalement, qu’il veut faire du meublé, là il fait sa déclaration au moment où il décide. En imaginant que tu décides de commencer avec du nu, tu fais un an de nu et le mec s’en va. Tu décides de repasser en meublé. A ce moment-là, tu refais ta déclaration au moment où tu passes. Mais si, par contre, tu sais tout de suite que ce bien sera en meublé, tu peux déjà faire ta déclaration. En fait, dans le programme, je vous dis pas de le faire tout de suite, parce que des fois, il y a des gens qui vont avoir un an de chantier, ils vont payer un an de comptable juste pour dire qu’en fait, ils ont acheté un bien. C’est con de payer 1.000 balles de comptable pour ça. Des fois, c’est peut-être mieux d’attendre. Gény : Justement l’histoire des charges qu’on va pouvoir déduire, les charges amortissables. Typiquement, par exemple, le transport, j’y vais en train, j’ai toutes mes factures de train, etc. En termes de comptabilité, est-ce qu’on va prendre en compte les factures que j’ai dépensées dans l’année comptable, les charges que j’ai eu à dépenser dans l’année comptable ou est-ce qu’on va prendre en compte à partir du début de l’activité ? Kendy : Tu peux essayer de les passer avant. Après, ton comptable te dira si il veut les passer ou pas. Après, il y a des comptables qui sont plus ou moins frileux, ils te diront : « Non, ça je le prends pas » ou « Si, on peut le passer ». Après, il faut que ce soit cohérent. Si tu veux passer des factures de train où tu es allée à Nice et que ton bien est dans le nord, c’est compliqué. Gény : Non, c’est vraiment des factures par rapport au bien. Pour l’expert comptable, justement j’allais te poser la question de savoir... parce que je sais que normalement, on doit tous faire notre déclaration au mois de mai, déclaration d’impôt et de changement de situation, là je suis devenue propriétaire. Est-ce que le comptable va me servir que pour la déclaration ? Pour la déclaration du bien, du régime dans lequel je vais me mettre. Kendy : Franchement, si t’as pas généré de revenu maintenant, je trouve que c’est con de partir sur le truc maintenant. Ou alors tu négocies avec lui, tu dis : « Tu vas pas me facturer 1.000 balles juste pour ça ». Soit il te dit : « OK, pas de problème ». Mais s’il te facture une année complète d’activités juste pour dire que tu as acheté un bien, c’est compliqué. Tu peux voir avec lui, tu t’organises avec lui, tu vois un peu. Mais de toute façon, là, cette année, tu n’auras pas de revenu à déclarer. En plus, si tu n’as même pas commencé tes travaux, t’auras même pas de facture à déduire. Gény : Oui, ce sera pour la déclaration de mai 2023. Kendy : Oui, ce sera en 2023, exact. Gény : Par contre, dans l’une des vidéos que j’ai regardée justement, tu disais qu’il fallait voir avec le comptable pour prendre la TVA à ma charge par rapport aux travaux. Mais l’artisan nous fait une facture HT, puis TTC. J’ai pas bien compris quand tu disais « Voir avec ton comptable » si on peut prendre la TVA à notre charge dans les travaux, parce qu’il y a des paliers, des tranches, tu disais un truc comme ça. J’avais pas bien compris.
Kendy : Il y a deux cas de figure. Par exemple, tu fais tes travaux, tu décides de te mettre sur un régime où tu récupères la TVA. Si, par exemple, ton artisan te dit qu’il y a 100.000 euros HT, 120.000 euros TTC. Ce que ça va vraiment te coûter c’est 100.000 euros. Comme les 20.000 euros ce sera de la TVA déductibles, par exemple, sur d’autres achats que tu as faits, tu vas pouvoir déduire ces 20.000 euros. Mais le truc qui se passe c’est que si tu pars sur ce modèle, ça veut dire que tous tes achats, tu vas déduire la TVA, mais tout ce que tu vas vendre aussi, tu devras appliquer la TVA. Ça veut dire que tous tes loyers, tu devras les facturer avec de la TVA. Ça veut dire qu’en gros, dans notre cas de figure aujourd’hui, quand on reçoit 100 euros, c’est 100 euros pour nous mais si tu passes avec un système où tu as gagné, peut-être tu as déduit 20.000 euros de TVA, là si tu déduis 100 euros c’est plus que 86 euros pour toi. Du coup, tu te retrouves avec beaucoup moins de chiffres d’affaire. Pourquoi j’aime pas qu’on prenne la TVA ? C’est parce qu’en fait, on va rembourser beaucoup plus de TVA sur la durée de détention du bien que sur le petit moment où on a fait des travaux. Sur le bien, tu vas faire des travaux, tu vas dépenser peut-être 5.000-10.000 euros de TVA. En plus, si c’est une TVA à 10, sur 100.000 euros, tu as 10.000 euros. Mais si tu prends ça, ça veut dire que sur tous tes loyers, tu dois enlever 20%. Gény : En général, tu récupères pas la TVA ? Kendy : Non, aucune de mes activités. La TVA c’est comme la peste pour les entrepreneurs. Quand tu travailles qu’avec des professionnels, ça va parce que tout le monde sait, entre nous, on la récupère, on la reverse, ça va. Mais quand tu travailles avec des particuliers, la TVA c’est nul. Comme moi, quand je vends une formation avant, comme c’est que des particuliers, du coup je dois enlever 20% du montant et donner à l’Etat. Maintenant c’est plus le cas, parce que je me suis exonéré avec l’organisme des formations. Mais avant, tous les gens qui sont pas organistes de formation, sur chaque vente qu’ils font, ils doivent enlever 20%. Quand tu travailles avec des professionnels et que tu as fait beaucoup d’achat, même des fois c’est l’Etat qui te rembourse de l’argent, parce que tu as collecté moins que ce que tu as versé. Des fois, tu reçois même de l’argent. Mais quand tu travailles avec des particuliers et que tu n’as pas beaucoup d’achat, c’est chaud. Et le particulier s’en moque parce qu’il déduit pas. Le mec, quand tu lui dis 100 euros, il voit 100 euros qui sont dans sa poche. Alors que quand tu parles à un professionnel, tu lui dis pas 100 euros, tu lui dis que ça sera 86 euros. Il sait déjà qu’il a 20% qui vont s’ajouter. C’est pour ça que dans le programme, je vous invite à rester en franchise base de TVA, c’est-à-dire que vous déduisez pas le TVA, certes tous les achats que vous allez faire, vous allez payer la TVA, ce sera pour vous. Mais les revenus que vous allez générer aussi seront pour vous. Gény : OK. Une question par rapport aux frais déductibles, toujours dans la compta, les charges déductibles, à la fin, on est sensé avoir un montant d’impôt à payer. Mais je sais que dans notre situation, si on fait bien les choses, on peut réussir même jusqu’à ne pas payer d’impôt. Mais est-ce que mes revenus BIC sont aussi couplés avec mon revenu salarial ? Deux cas différents ou est-ce qu’ils prennent en compte... Kendy : C’est une bonne question que tu poses. En fait, ce qu’il faut se dire, les revenus qu’on va avoir, même en BIC, c’est comme un truc de vase. C’est des vases qui sont non-communicants d’ailleurs à ce moment-là. Si, par exemple, tu as ton business de business en ligne, tu vas avoir des revenus qui vont être générés là. Là, tu vas avoir l’Immo. En fait, toutes les charges que tu vas pouvoir déduire, tu peux pas les impacter sur l’Immo, c’est vraiment séparé. S’il y a du déficit ou du
bénéfice dans le Business en ligne. S’il y a du bénéfice dans le Business en ligne, tu vas quand même payer des impôts, même s’il y a un gros déficit dans l’Immo. En fait, le déficit qui est ici, tu peux déduire que des charges dans le domaine de l’activité. Ce que ça va impacter c’est si demain tu as du bénéfice, par exemple en Immo, ta partie salariale que tu as aujourd’hui, ça va impacter en fonction de ta TMI (Tranche Marginale d’Imposition). Si tu as la TMI élevée, là effectivement, tu vas payer un peu plus. Si t’as pas de TMI, des tranches plus basses, tu vas pas payer beaucoup. Chacune des activités seront indépendantes et ça va impacter ton impôt que par rapport à ta TMI. Gény : J’ai vu avec l’artisan tout ça, pour la date de démarrage de chantier, il me dit qu’il pourrait démarrer le chantier début avril, mais il arrive toujours pas à me donner de date précise. Je pense qu’il est en train de finir d’autres chantiers et il sait pas trop s’il va finir en fin mars ou s’il va empiéter sur avril. Il me propose de me faire la facture pour que j’envoie à la banque pour qu’on fasse le déblocage d’un premier acompte. Il me propose de lui donner les clés mais j’ai toujours pas de date de début de chantier. Après, il me dit : « Je vais essayer de voir si au mois de mars, je peux déjà commencer à creuser, etc. si j’ai les clés. Après, il me faudra quand même un petit acompte pour que je puisse déjà acheter les matériaux, commencer le chantier, etc. » Je sais pas trop. J’aimerai bien avoir une date, parce que tu sais même pour la facture Elec, l’ouverture de mes compteurs d’eau, même sur l’électricité, j’ai pas envie de payer un mois dans le blanc. Kendy : La facture d’élec, fais la tout de suite. Mieux vaut que tu paies un mois d’élec dans le vide que tu te retrouves deux-trois mois avec du retard. C’est pas un mois d’élec qui va te mettre dans les choux. Je te dirais, fais le. Après, il peut pas te donner de date, tant qu’il te met sur ton devis qu’il va commencer en avril, c’est tout. En gros, une fois qu’il a noté qu’il commence en avril, si il commence en avril, tu peux... Gény : Il a même pas note, c’est ça le souci. Kendy : ça, il faut qu’il te mette au moins le mois. Au pire, il te met « Fin avril » ou « Fin mars » et comme ça s’il commence pas fin avril, tu sais que si fin mai tu n’as toujours pas de retour, à ce moment, tu peux prendre un autre artisan. Mais il faut qu’il te mette une date quand même. Même si tu vois avec lui et qu’il te mette une date un peu plus loin et qu’il commence un peu avant, c’est pas grave. Mais il doit te mettre une date comme ça, au moins tu sais que tu as un mois de temps pour pouvoir te retourner si besoin. Au niveau du budget de l’acompte, tu peux mettre un acompte mais vraiment un truc léger, peut-être 20-30% et pas plus. Gény : Il a demandé 30% pour démarrer. Kendy : Tu peux quand même verser 30%. Mais si je voulais être un peu chiant, je l’aurais fait en mode « Je te verse 15% là et je te reverse 15% dans un mois » de toute façon, il commence pas tout de suite. Là, en fait, c’est lui donner de la tréso pour je ne sais quoi. Mais comme on est pas dans une situation forcément de force, on va pas forcément trop pousser. Fais juste attention à l’acompte que tu verses, noter la date de début quand même et tous les compteurs électriques-eau, si tu peux faire ça tout de suite, fais le tout de suite. Gény : C’est noté. Une question sur la taxe de séjour, je sais que dans la vidéo tu as dit que justement il y avait toute une liste de charges déductibles en compta, etc. ça doit être même d’ailleurs sur le
site officiel du gouvernement, c’était pour les taxes de séjour, je voulais savoir si ça faisait partie des charges déductibles ou pas ? C’est pas logique. Kendy : C’est pas sensé être une charge déductible, puisque c’est pas une charge pour toi, tu la récupères juste. C’est un peu comme la TVA. C’est-à-dire que tu dis au client : « Tu dois donner 2 euros à l’Etat et je vais leur donner » mais c’est pas de l’argent que tu auras perçu. Gény : D’accord, ça marche. Une dernière question avant de laisser la parole aux autres. Du coup, pour les clés, quand je lui donne les clés, est-ce que je lui fais signer une attestation pour les clés ou pas ? Kendy : De toute façon, vous allez bosser ensemble, vous avez un contrat qui vous lie, c’est le devis et la facture. Le seul truc que tu dois faire c’est avoir un double au cas où. Gény : En fait, j’ai pas le double, c’est que le propriétaire, il avait pas les doubles. Il m’a juste donné une clé, il m’a donné d’autres clés mais qui sont pas les clés de l’entrée, il y a qu’une seule clé pour l’entrée. Kendy : ça coûte 5 euros de faire des doubles. Gény : OK, je vais faire ça. Merci beaucoup, c’était tout. Est-ce que tu aurais le contact de Giovanni, s’il te plait ? J’essaie de le contacter sur Facebook mais il a pas répondu. C’est parce qu’en fait, il arrête pas de me dire : « J’ai bossé avec Giovanni. Tu peux voir avec Giovanni, je lui avais fait ça comme ça » J’aimerai juste discuter un peu avec Giovanni pour savoir ce qu’il en pense, comment ça s’est passé sur son chantier, etc. Kendy : Pour te donner le retour de Giovanni : « Il bosse bien mais il est un peu brouillon sur les petites finitions ». Ce serait un peu ça son feedback. J’ai été voir le chantier de Giovanni, ça va. Oui, peut-être il y avait des petits trucs vite fait, des petits coins de peinture où il fallait revenir... de toute façon, tu l’auras avec quasiment tous les artisans. C’est un peu comme ce que disais Boris sur les femmes de ménage. Tu pourras toujours avoir un mec avec qui ce sera plus ou moins plus chiant. Mais ce qu’il faut que tu fasses c’est que tu fasses... Après, il a fini le chantier de Giovanni assez vite. Pour moi, pour le temps qu’il a mis et le rapport qualité-prix, franchement ça va. Sinon je vous aurais pas donné ses coordonnés. C’est vrai que Giovanni, au début, je lui ai dit : « Tu me diras si on peut le recommander ». Il m’a dit : « Oui mais... » (rires). C’est vrai qu’il y avait une porte qu’il avait pas peint correctement, ils avaient peint ça mais tu voyais que c’était peint à la va-vite. Heureusement que Giovanni était assez carré sur le truc. Quand ça n’allait pas, il demandait de refaire, de rectifier. Mais il a fait le truc, il a pas été en mode on te demande de rectifier, il le fait pas. Jusque là, je dirai que ça a été, c’est un peu le ressenti global de Giovanni. Je pense que s’il a un autre chantier, il pourrait éventuellement rebosser avec lui. Il m’a laissé un meilleur ressenti que d’autres artisans que j’ai pu conseiller et qui, après, partent en cacahuète. Si tu fais bien ton suivi, il y a pas de raison que ça n’aille pas. Et si tu vois qu’il y a des trucs qui partent en cacahuète, tu demandes à ce que ce soit rectifier. Gény : Franchement, merci parce que du coup, c’était aussi un peu le ressenti que j’avais, juste dans la phase justement de négociation et tout ça où des fois je lisais pas les mails. Je faisais vraiment pas exprès en mode « Je suis vraiment désolée, j’étais tellement pris ces derniers temps ». Si je t’envoie un mail et que tu lis pas mon mail, je peux t’envoyer trois mails aussi dans la foulée. Mais si tu lis pas
au moins un des trois... mais à chaque fois, je devais revenir vers lui pour dire : « Oui, mais mon mail... », « Ah mais pardon, j’ai plus ton compte WhatsApp en fait. Désolé mais je savais pas que vous m’aviez renvoyé par mail ». Kendy : ça veut rien dire. Des fois, l’artisan qui a bien bossé avec quelqu’un après, il va partir en cacahuète sur un autre. En tout cas, son chantier est fini, là il a plus d’autres problèmes du genre : trouver la femme de ménage... Il cherche la femme de ménage, il cherchait la perle rare. Je dis : « A un moment, tu cherches pas un ingénieur. C’est une femme de ménage, t’attends pas à ce qu’elle vienne en costard-cravate ». Il me dit : « Il est habillé n’importe comment ». C’est des campagnardes. C’est ça qui l’a un peu frustré. Je pense qu’il va bientôt commencer aussi, si c’est pas déjà fait. Mais par rapport à l’artisan, si on devait lui mettre une note, on va dire que ce sera un 13/20, peut mieux faire. Il faut suivre, c’est pas parfait mais ça fait le job. Gény : OK, c’était tout. Kendy : En tout cas, si tu as d’autres questions, tu me fais savoir. Gény : Merci. Kendy : Je t’en prie. J’ai une question de Cécilia.
(01.56.08) Cécilia : Bonjour Kendy. Kendy : Salut Cécilia, comment vas-tu ? Cécilia : ça va très bien. J’ai juste une rapide question. J’ai voulu chercher des banques en même temps que mon courtier, mais en fait, toute la liste de banque qu’il m’a cité c’est comme s’il a contacté tout le monde. En fait, il a contacté toutes les banques de ma ville, là où j’investis, là où je suis, du coup est-ce que je peux aller dans une ville qui n’a rien à avoir pour chercher un financement ? Par exemple, si j’investis dans le nord, est-ce que je peux aller dans le sud chercher une banque ? Kendy : Je vois ta question. Je te dirais, il faut au moins que tu restes dans le même département. Tu peux aller dans d’autres villes mais c’est le même département. Après, même si le mec te dit : « J’ai été dans telle ville, telle ville... » des fois c’est du flan. Des fois, il dit qu’il était partout mais finalement, on sait pas. Je te dirais, fais ce que tu as à faire et s’il y a confrontation, il y aura confrontation et tu diras : « Désolée, je ne savais pas » et c’est tout. Cécilia : Je pensais pas présenter de la même manière le projet. Peut-être que la banque va se dire : « Pour le moment, elle est en semi-locatif, à un moment elle est résidence principale » deux devis différents, ça parait un peu louche. Kendy : Du coup, c’est à toi de voir comment tu le présentes aussi. Avec le profil, tu as prévu de le présenter comment ? En mixte ou en RP ? Cécilia : En mixte.
Kendy : Tentes. De toute façon, tu sais que tu es sur un terrain compliqué. De toute façon, vas-y, qu’est-ce que tu veux que je te dise. Si on te dit : « Oui, tu avais dit ça », « Oui, j’ai changé d’avis » c’est tout. Cécilia : Au pire, je dis que le courtier n’a pas bien compris. Kendy : Non, c’est pas qu’il a pas compris, c’est juste que j’ai changé d’avis. « Je lui avais présenté comme ça quand on s’est vus. Mais c’est vrai qu’après réflexion, je me suis dit que c’est pas forcément le truc à faire tout de suite » il faut juste que ce soit cohérent. En gros, il faut que tu sois préparée à : Qu’est-ce qu’on peut te dire ? « Madame Cécilia, vous avez dit ça », « Oui, c’est vrai, exact, c’est vraiment ce que j’avais prévu de faire avec mon courtier mais après réflexion, je me dis que peut-être c’est mieux que je parte ailleurs, sur un autre projet parce que je me dis qu’après une discussion avec un des collègues, peut-être que c’est pas forcément l’idéal d’avoir des locataires à côté de où je vis ». Je sais pas, peut-être que je changerai d’avis encore peut-être après, mais aujourd’hui, je pense que c’est mieux que je parte sur ma RP. Cécilia : Merci beaucoup. En ce moment, j’attends que le projet soit financé et je regarde d’autres projets en parallèle. Kendy : C’est parfait. C’est cool, je vois que tu as au taquet. Ça bouge, donc c’est bien. Cécilia : Merci beaucoup. Kendy : Si tu as d’autres questions, tu me fais savoir. Cécilia : D’accord, pas de problème. Kendy : J’ai une autre question de Demba. Si tu as une question, je t’invite à lever la main, comme ça je te donne la parole si tu as envie de faire le point avec moi.
(02.00.41) Demba : Je reviens parce que il y a eu l’agent qui m’appelait là. L’offre qu’on a faite, ils ont vu avec le propriétaire. Qu’il veut qu’on rajoute 10.000 euros mais je lui ai dit que c’était notre offre ferme en 170. Du coup, le bien est baissé à 40.000 euros et quelques, donc je lui ai dit qu’on allait pas rajouter quelque chose. Du coup, on allait réfléchir jusqu’à demain pour lui donner la réponse. Là, elle me parle, elle me dit qu’il faut donner aussi le séquestre. Je voulais te demander comment ça se passe pour le séquestre. Kendy : Non. Là, il te parle de séquestre peut-être parce que tu as dit que tu avais des sous de côté. Là, ils veulent se faire plaisir. Demba : Elle m’avait dit de faire bien le devis. Dès le début que j’étais intéressée pour le bien, elle m’a dit (02.01.43). Kendy : Mais tu ne fonctionnes pas comme ça, tu mets pas de séquestre. Ça c’est une histoire genre si ça passe pas et tout, on te bloque ton argent pour rien. Dis que tu fais financer tout le projet, pas
de séquestre. Et s’ils sont pas d’accord pour ça, c’est tout, on passe sur un autre projet. Mais il faut pas commencer à venir : « Ils veulent mettre du séquestre » non, ça va pas. Demba : Je me suis dit à quoi ça sert, elle me dit : « Non, le séquestre, si le bien n’est pas financé, on vous rembourse ». J’ai dit à quoi ça sert, parce que aujourd’hui, si je donne le séquestre, je sais même pas quel pourcentage et que malheureusement si votre vente coule, je veux bien le séquestre mais il faut que ce soit chez le notaire. Kendy : Exact. C’est mieux que ce soit chez un notaire. Pour pouvoir prendre le séquestre, ils ont une accréditation, ils ont une sorte d’assurance qui leur permette de libérer un certain volume de transaction. Ils peuvent bloquer, c’est comme quand tu récupères les loyers, il faut que tu aies une carte accréditée qui te permet de dire que tu peux récupérer de l’argent. En gros, toutes les agences immobilières ne peuvent pas récupérer de l’argent. Pour pouvoir récupérer l’argent, tu as une sorte d’assurance. Du coup, l’argent serait quand même en sécurité, c’est pas vraiment ça le truc mais c’est plus que c’est dans la forme. Une fois que tu as mis du séquestre, si il y a un problème, que vous n’êtes pas d’accord sur un point, même si tu veux passer sur un autre projet, tu es quand même bloquée, tu es liée à eux parce qu’en fait, cet argent reste bloqué tant que vous avez pas trouvé un point d’accord. Il faut pas se lier à tout ça. Demba : Elle voulait dans l’offre que je marque que je mets le séquestre tant, j’ai dit que je fais l’offre tant, je n’ai pas parlé du séquestre. Même s’il y avait besoin du séquestre, il faut que ce soit chez mon notaire et que la somme soit chez mon notaire, pas dans leur boite à eux. Aujourd’hui, ils sont accrédités, OK. Demain, si ça coule, je retourne l’argent chez qui ? Kendy : En gros, on sait que quand tu as mis de l’argent comme ça, t’es un petit peu bloqué. Mais nous, on fiat pas ça. Tu leurs dis : « Je veux bien qu’on fasse quelque chose mais c’est tout ».Tu essaies d’avancer sans séquestre et si, un, t’as pas le bon prix et en plus de ça, ils veulent te demander le séquestre, à un moment dis : « Mesdames, on va laisser tomber ». Demba : Elle veut me mettre la pression. Elle me dit : « Il y a d’autres visiteurs le samedi », je dis que c’est pas grave, j’ai fait mon offre. Elle me dit : « On va couper la poire en deux, au lieu de 170, vous mettez et on va prendre 5.000 euros de frais pour nous et vous mettez 5.000 ». Je dis que non, je veux pas mettre 5.000 euros comme ça, je vous ai dit qu’on avait fait une offre ferme et qu’il fallait qu’on réfléchisse et que les 5.000 ne viennent pas comme ça, parce qu’il y a les frais de notaire en plus. il faut compter 8% du prix du bien. Kendy : Regardes quand même. Après, tu peux leur mettre un coup de pression comme ça. Mais après, des fois, comme je disais je sais plus à qui, tu vas pas perdre de bien pour 5.000 balles. Si le bien est vraiment rentable, je te dirais, à 5.000 euros sur 20 ans, c’est peanut, c’est même pas 20 euros par mois, du coup ça va. Tu mets un coup de pression, si tu vois que ça plonge pas, tu essaies de gratter un peu. Mais pour moi, 5.000 euros, si le projet est vraiment viable, je pense que tu peux quand même te positionner dessus. Tu leurs dis : « Je suis OK pour mettre peut-être les 5.000, par contre je mets pas de séquestre. Je fais tout financer, par contre je veux pas de séquestre. Qu’est-ce qu’on fait ? Je fais un pas vers vous, on coupe la poire en deux là ». Même le pépin, on le coupe en deux (rires).
Demba : Je voulais pas du tout leur séquestre. Je les vois venir avec les grands sabots, séquestre, je voulais pas du tout. Si le propriétaire accepte, après on va arriver sur le séquestre et tout ça. On fait ça, merci beaucoup et à lundi. Kendy : ça marche. Si tu as d’autres questions, tu me fais savoir. Si tu as une question, je t’invite à lever la main. Je vois qu’il y a des questions ici. « Le revenu Immo ne finance pas la TMI ? » Très bonne question. En fait, ton revenu Immo va épater ta TMI si ça augmente tes revenus. Mais ce que je veux dire c’est que, en gros, si tu étais en bénéfice sur l’autre activité, tu vas pas utiliser ton Immo pour faire en sorte de pas payer d’impôt du tout sur tout l’ensemble. Tu vas payer des impôts sur le bénéfice qui va être générer en plus. Si tu n’as pas de bénéfice sur ton activité, en fait, ce sera gommé par tes charges. Ta TMI sera forcément impactée par ton salaire. C’est vrai que si tu as 30%, tu vas payer 30% sur le bénéfice que tu as généré. Mais comme au départ, tu n’auras pas forcément de bénéfice, là ça fait 30% de zéro, du coup, il y a pas d’impôt. Mais si tu augmentes en Tranche Marginale d’Imposition et qu’après, tu n’as plus de charge, effectivement, ça va piquer. Si tu commences à être 30-40%, ta TMI va quand même monter avec tes revenus immobiliers mais comme tu n’auras pas de bénéfice, tu paieras pas d’impôt. Mais si tes charges sont terminées, tu n’as plus de travaux à déduire, à ce moment-là ta TMI va avoir un impact sur ton imposition. Je sais pas s’il y avait d’autres questions. Si tu as une question, je t’invite à lever la main. Une question de Gobert. Salut Gobert.
(02.10.20) Gobert : Salut. Kendy : Comment vas-tu ? Gobert : Je vais bien et vous ? Kendy : ça va nickel. Ça fait longtemps que je te vois plus en session. Gobert : Non, c’est juste que comme j’ai des enfants, je fais à manger et je finis un peu plus tard. Excuses moi, parce que je veux juste avoir une précision parce que j’ai pas bien compris, quand vous parlez du Taux Marginal d’Imposition, j’ai pas bien compris ce que vous avez expliqué sur les revenus de la TMI... et quand quelqu’un a deux activités distinctes, si vous pouvez reprendre l’explication. Kendy : En fait, ce que je disais c’est que si tu as une activité immobilière, si tu fais de la location de bien immobilier et que tu fais du déficit sur cette activité, à côté tu as par exemple une activité de coiffure en auto-entrepreneur, tu vas pas pouvoir prendre le déficit de ton activité d’immobilier pour dire que tu vas pas payer des impôts sur ton activité. En fait, sur l’immobilier, le déficit est applicable que sur l’activité immobilière. C’est-à-dire que c’est vraiment scindé. Tu peux pas faire des vases communicants entre les deux activités. C’est ce que j’expliquais. Des fois, il y a des Sprinteurs qui ont peut-être une deuxième activité qui se disent : « Comme je vais faire 100.000 euros de travaux dans mon bien immobilier, avant je payais les impôts avec mon business de location de voiture, maintenant je vais plus payer d’impôt parce que je vais déduire les charges ». ça se passe pas comme ça, c’est vraiment que sur la partie immo que tu vas pouvoir faire du déficit, sur le revenu immo que tu vas générer.
Gobert : Pour une personne qui a une TMI sur ses revenus salariaux qui est nulle et sur l’immobilier, il fait des bénéfices... Kendy : Si il fait des bénéfices, il va forcément payer des impôts, c’est sûr. En fait, il va pas payer des impôts tant qu’il aura des charges à déduire. Mais une fois qu’il y aura plus de charges à déduire, là effectivement il va payer des impôts. Les Sprinteurs, en général, vont se retrouver forcément dans ce cas parce que vu que l’activité qu’on va faire va être très rentable, il y a certains Sprinteurs qui se retrouvent au bout de deux ou trois ans, ils n’ont plus de charge à déduire. Du coup, là, ils paient des impôts. Si tu as une Tranche Marginale d’Imposition qui est élevée, c’est pour ça que je vous dis dans le programme, tu vas faire peut-être un projet en nom propre et quand tu vois que tu as une Tranche Marginale d’Imposition qui est élevée, le deuxième ou troisième projet, il vaut mieux le faire en société comme ça au moins tu peux continuer d’investir sans forcément impacter ton imposition. Si tu continues d’investir en nom propre alors que tu as déjà une TMI qui est élevée, là tu vas te faire assassiner. Gobert : Quand la personne a une TMI déjà élevée sur son salaire, il peut investir sur son nom propre ? Kendy : Justement c’est une très bonne question que tu poses. Quand c’est quelqu’un, par exemple, qui est médecin et qui va faire une activité où sa Tranche Marginale d’Imposition sera tout le temps élevée. Du coup, cette personne n’a pas intérêt à investir en nom propre tout de suite, parce que de toute façon, il a pas besoin de l’argent direct. Du coup, s’il investit en nom propre là, il va se faire assassiner. Quelqu’un qui est médecin et qui ne veut pas arrêter son activité plus tard, autant qu’il parte en société. Mais si, par contre, c’est quelqu’un qui a un très gros revenu mais qui prévoit de quitter ce job parce qu’il va arrêter cette activité et ses revenus vont diminuer, sa Tranche Marginale d’Imposition va diminuer, là ça peut être judicieux d’investir en nom propre parce que là peut-être au début, ce sera élevé mais après, quand il aura quitté son activité ça redeviendra un taux correct. Mais celui qui prévoit de garder son activité sur le long terme, typiquement je pense à un médecin généraliste ou quelqu’un qui gagne bien sa vie, je vais pas lui conseiller de partir avec du nom propre tout de suite parce qu’il va se faire allumer rapidement. Gobert : Les premières années, on part avec un déficit, au bout de combien de temps on peut basculer sur une société ? C’est autorisé ? Kendy : C’est autorisé mais c’est pas intéressant de faire ça. Si tu sais que tu vas dépasser rapidement la Tranche Marginale d’Imposition de 40%, par exemple, et que tu vas investir dans cette situation, autant partir directement en société. Ça sert à rien de partir en nom propre et ensuite, partir en société parce que cet argent que tu vas gagner à court terme, tu vas le re perdre parce que si tu veux te refaire une vente à toi-même en passant par une SCI, tu vas repayer des frais de notaire et tu vas devoir passer devant le notaire, tu vas refaire des transactions. Finalement, cet argent, tu vas pas le récupérer. Ça dépend vraiment de : Qu’est-ce que tu vas faire plus tard ? Quelle est ta situation maintenant et qu’est-ce que tu prévois de faire ? Tu vas garder ton job mais tu vas peut- être faire deux-trois enfants bientôt (rires). Gobert : J’en ai déjà trois (rires).
Kendy : Soit tu joues sur des trucs qui vont pouvoir diminuer ta Tranche Marginale d’Imposition, soit tu passes directement en société. Mais l’inconvénient de la société c’est que tu peux pas récupérer le cash tout de suite. Mais la personne, en général, qui investit et qui a un gros salaire, elle investit pas forcément parce qu’elle veut de l’argent, elle investit parce qu’il veut se créer du patrimoine et pour se sécuriser plus tard. Du coup, on est plus dans le même objectif. Quelqu’un qui gagne 2.000 euros aujourd’hui, qui se dit : « J’ai envie de remplacer mon salaire avec l’immobilier » je vais lui dire de passer en nom propre direct, parce que là ce sera le moyen le plus rapide et plus simple pour pouvoir récupérer cet argent. Mais si t’as pas besoin d’argent et qu’en le prenant, ça va te faire du mal, mets le dans une SCI, dans une société. On dit SCI mais ça peut être n’importe quoi. Gobert : Dans tous les cas, quand tu veux récupérer de (02.19.39). Kendy : C’est pas gratuit. Tu vas payer 30% sur la taxe, tu vas quand même passer à la caisse. Pour sortir des dividendes, tout de suite une société qui a fait des travaux, il faut y aller. Parce que une fois que tu as fait des travaux, tu as énormément d’amortissement et tout, au début, il y a pas vraiment de bénéfice. C’est pas vraiment une société commerciale, ça reste quand même une société à vocation patrimoniale. Du coup, tu vas pas sortir des bénéfices en mode tu vas sortir des dividendes suffisamment sexy pour te dire : « Je vais me sortir 20-40-50.000 euros ». A moins que tu fasses de grosses opérations. Mais en tout cas, au début, tu n’auras pas forcément suffisamment de bénéfice pour pouvoir sortir de dividende. Et si tu as des bénéfices, tu vas te faire taxer, tu vas payer des impôts dessus. Tu vas passer deux fois, parce que tu vas payer (confusion de voix). Tu perds tout, parce qu’en fait, tu vas payer 25% d’IS, ensuite tu vas payer les 30% de la Flat tax. Ils vont assaisonner ton truc. Tu vas quasiment rien récupérer de ce que tu as pris. Dans ce cas, le but c’est de garder l’argent dans la société et d’utiliser cette société pour faire des frais, peut-être acheter une voiture, acheter des trucs que tu vas utiliser via la société mais pas sortir de l’argent vraiment. Gobert : Lorsqu’on a quand même des revenus importants, c’est pas trop utile d’investir sur son nom propre ? Kendy : Non, si tu as des revenus en ton nom, c’est pas intéressant. Surtout si tu penses rester dans cette situation, là tu vas te faire allumer. J’ai regardé une projection avec une Sprinteuse, elle part sur deux immeubles, Aimée et Benoît, deux immeubles, ils sont bientôt à quasiment plus de 10.000 euros par mois. Ça veut dire que comme là, ils sont mariés, ça va encore mais quelqu’un qui est tout seul qui génère 100.000 en plus de son activité, il se fait saigner. Gobert : Déjà si les revenus que tu gagnes avec l’immobilier dépend de tes revenus salariaux, par exemple... Kendy : Tu vas passer LMP. En fait, il y a plein de cas possibles. C’est pour ça que chacun doit vraiment bien comprendre les règles du jeu pour savoir : Qu’est-ce qui est mieux adapté pour moi ? Mais ça c’est un problème de riche, tu te poses ces questions quand tu gagnes vraiment trop. Mais quand ton but c’est remplacer ton salaire, tu te poses pas la question de « Est-ce que tu as la Tranche Marginale d’Imposition à 40% ? » C’est des questions que tu te poses plus tard. Mais en tout cas, pour la majorité des gens qui vont se lancer en mode pour remplacer leur salaire, le but c’est de se dire : « Si je quitte mon boulot demain, au moins que je puisse avoir la même chose et, du coup, on sera à une Tranche Marginale d’Imposition qui sera à peu près correcte, peut-être 30%, grand max 40% ». Si on veut continuer avec ça, à ce moment-là, on passe par une société mais qui n’aura pas
pour vocation à nous verser des dividendes ou des salaires, c’est vraiment pour continuer de grossir son patrimoine. Gobert : J’avais un bien mais les banques ne veulent pas de ce bien parce que (02.24.35). J’ai visité le bien, l’agent immobilier m’a dit : « Il y a déjà des personnes qui n’ont pas pu obtenir leur prêt, parce que le coût du bien dépassait les coûts de travaux de 10.000 » la banque ne veut pas financer ce genre de projet et il y avait quand même de grands travaux. Qu’est-ce que vous conseillez ? Si j’avais bien compris, normalement, vous voulez pas qu’on choisisse des biens où il y a des travaux. Kendy : Il faudra que tu refasses un petit point sur le programme mais pour moi, tu peux prendre des biens avec des travaux. Il faut pas juste que ce soit des gros œuvres, des trucs où il faut refaire toute la toiture, il faut refaire des ponts de mur entier ; ça je vous conseille pas parce que c’est lourd en travaux et ça coûte cher. Après, tu peux partir sur un bien qui coûte 50.000 euros et avoir 100.000 euros de travaux. Oui, ce sera plus difficile à faire financer mais c’est possible. Et tu as juste à regarder les vidéos sur la chaine d’autres Sprinteurs, notamment j’ai fait une interview avec Camille, son bien avait coûté, je crois, 58.000, elle en avait pour 132.000 de travaux ou un truc du genre. C’est énorme la différence et pourtant c’est quand même passé. Oui, ce sera plus difficile de faire financer des projets où le montant des travaux est supérieur mais c’est possible. Après, je dirai que ça dépend de comment tu présentes le truc, ça dépend de ton profil. Camille, à la fin, elle me disait : « Je sais pas quelle banque choisir ». Elle avait deux sortes de prêt, elle me dit : « Je sais pas, il y a celui-là mais... qu’est-ce que tu me conseilles ? », « Ecoutes ton cœur, c’est des problèmes de riches ». Elle sait pas quelle banque choisir pour trouver son financement, alors que oui, les gens vont te dire que c’est pas possible de faire financer. Non, c’est pas vrai. Oui, c’est peut-être plus compliqué pour la moyenne des gens et oui, peut-être qu’il faudra faire plus de recherche de financement mais c’est tout à fait possible. Et c’est pas parce qu’on te dit ça qu’il faut te dire que tu vas partir sur un bien déjà tout fini, puisque ça va te coûter un bras et ce sera pas rentable. Restes sur ton process, cherches un bien qui correspond à ce qu’on veut et après, vas chercher le financement même si ça doit prendre 50 visites de banque, de courtiers et tout pour trouver un financement, on le fera. Mais après, on financera le projet, c’est tout. Gobert : Déjà comme je suis passée, on me dit que les gens, ils ont signé le compromise, ils ont eu des refus. Aucune banque n’a accepté parce que le coût des travaux dépasse le coût du bien, que c’est impossible. Kendy : Si tu écoutes les gens, tu feras rien. Quand je me suis lancé dans l’immobilier, j’avais une carte de séjour de un an. On m’a dit qu’on prête pas de l’argent aux étrangers, en plus avec une carte de séjour de un an. La fin de l’histoire, tu la connais. Il faut pas écouter les gens, regardes ce qui a déjà été fait et une fois que ça a été fait dis-toi que c’est possible. C’est comme l’histoire du mec qui a dit que c’est impossible de passer le Miles en moins de quatre minutes. Ils ont essayé de prouver ça scientifiquement que le corps humain ne peut pas aller à cette vitesse, ne peut pas courir cette distance en moins de quatre minutes. Mais une fois qu’il y a 20 mecs qui l’avaient fait, six mois après, il y avait déjà plus de 1.000 personnes qui l’avaient fait. Aujourd’hui, il y a plusieurs milliers de personnes qui ont dépassé ce truc. C’est comme courir un truc dix secondes les 100 mètres. On te dit que c’est pas possible mais une fois qu’une personne l’a fait, plusieurs personnes l’ont fait. C’est pas du tout simple mais en tout cas, ça veut dire que c’est possible. Maintenant, quand tu sais qu’il y en a qui l’ont fait, c’est bon, tu peux le faire. Le mec qui a fait la première fois le Miles en moins de quatre
minutes, il a fait ça une fois. Deux semaines après, il y avait un mec qui faisait la même chose, parce que le mec, c’était son concurrent le plus proche, il dit : « S’il peut le faire, moi aussi je peux le faire ». Il battait le record aussi, il descendait en dessous des quatre minutes. Tout ça pour dire que si d’autres l’ont fait c’est que c’est possible. Donc, il y a pas de raison que tu puisses pas le faire non plus. Gobert : L’objet est encore là. Comme ce sont des travaux, je m’y connais pas en gros travaux, ça sert à rien que je perde en énergie. Kendy : Là, aujourd’hui, je veux pas que tu te dises ce genre de chose. Tu as un programme qui te montre le truc étape par étape, tu as juste une recette à suivre. Te poses pas de questions compliquées, fais ce qui est dans le programme. Vas en visite, fais des visites, trouves des biens, fais ton calcul de Code 127, une fois que c’est bon, ensuite tu te poses la question de financement. Une fois que tu as trouvé le bien et que tu as signé ton compromis, là, on va se casser la tête pour le financement. Une fois qu’on s’est cassé la tête pour le financement, on a le financement, on se casse la tête pour le suivi de chantier. Et après, tu vas arriver au bout, tu auras ton projet qui tourne. Là, je vous dis, il faut vraiment pas se poser des questions compliquées, écouter les gens extérieurs qui vont te parasiter, tu as un truc qui fonctionne. On s’en fiche même de regarder ce que j’ai fait. Regardes juste les gens autour de toi dans le programme, regardes ce qu’ils ont fait. T’as juste à te dire qu’il y a Diony, Stevens, Loïc, Camille, Johan... tous ces gens ont fait des projets qui tournent. Tu as juste à te dire que ça marche, que tu suis le truc tranquille. Gobert : D’accord, je vais faire l’offre. Ce qui me bloquait c’est pas plus le côté financement, le financement ça passe mais c’est juste le côté travaux. Si j’ai des grands travaux, ce que je crains c’est plus ça. Kendy : Restes dans un cadre de projet qui correspond à ce qu’on fait d’habitude. Pas de gros trucs genre des toitures et compagnie. Juste du réagencement à l’intérieur et éventuellement peut-être des petits trucs, genre des petites fenêtres à changer, des trucs simples, pas de gros œuvres. Il y a pas besoin de ramener des grues devant ton chantier. Vraiment un truc simple, du coup ton coût sera respecté et en plus de ça, pour toi, ce sera simple à suivre, tu prends pas de gros risques. Restes sur ce qu’on fait comme d’habitude avec un bien déjà bien disposé, tu sais que l’escalier est au bon endroit, les pièces sont suffisamment grandes, il y a des fenêtres, tu vois où sont les points d’eau. Là, tu peux pas te tromper. Le seul truc où tu vas te tromper c’est si tu commences à sortir du schéma, tu commences à partir sur des trucs un peu farfelus. Mais il faut voir le programme un peu comme une autoroute. Tu as pris l’autoroute, tu as des barrières de sécurité de chaque côté. Tant que tu restes sur l’autoroute, tu vas arriver au bout. Il faut juste pas te dire : « Je vais essayer de passer par la nationale » là, tu vas te perdre. Mais si tu vas sur l’autoroute, tu vas tout droit, tu vas aller au bout. Restes dessus. Même si tu as des travaux, si tu fais ton suivi, on est là pour t’aider en session, tu viens en session, tu nous partages tes plans, tu partages tes trucs, il y a pas de raison que tu n’arrives pas au bout. Gobert : Une dernière question, j’ai un bien avec déjà trois appartements, un autre appartement est plus grand. Est-ce qu’on peut prendre trois biens pour la location ou il faut toujours que ce soit quatre. On me dit que c’est quatre mais est-ce que c’est faisable ?
Kendy : Tout est toujours faisable. Mais ce que je te dis, quand tu commences à sortir du schéma, du coup, tu vas te retrouver avec des problématiques qu’on a jamais rencontrées, sur lesquelles on va pas pouvoir vraiment t’aider. Je te dirais, plus tu peux faire un truc qui reste dans le cadre de ce qu’on fait, tout ira bien. Même si je suis pas là demain et quelqu’un dans le programme aura déjà forcément rencontré les problématiques que tu as, il pourra t’aider. Par contre, si tu commences à faire des trucs un peu créatifs, en gros, on peut pas vraiment t’aider, parce qu’on a pas vraiment vu ce cas de figure. Alors que la méthode qu’on suit, on l’a vue, revue, quasiment toutes les problématiques qu’on peut rencontrer, on les a déjà vues. Il y aura toujours un truc un peu farfelu qui peut arriver mais en général, on pourra te répondre. C’est pour ça que je te dirai de rester sur le programme. Si vraiment tu as un truc où c’est vraiment compliqué parce que tu peux pas techniquement faire comme le programme, à ce moment-là, tu peux tenter. Mais il vaut mieux suivre le truc. Après, ce qu’il faut pas faire, par contre, pour répondre à ta question, pour moi, ce sera pas forcément idéal de mélanger coloc et location courte durée, mais si tu peux pas, éventuellement tu peux faire ça. Mais ce qu’il faudrait pas faire c’est, par exemple, tu as de la location courte durée et de la location nue dans le même immeuble. Ça va être très compliqué en terme de compta. Ce sera pas la même fiscalité, tu seras foncier quelque part, BIC de l’autre. Du coup, c’est un truc à ne pas faire. Mais après, si tu fais de la location meublée, même si c’est de la colocation, c’est pas forcément idéal en termes de renta mais ça fonctionne. Du coup, je te dirai vas-y quand même. Gobert : Comme le truc est grand, ça fait 90m² mais tu peux pas... comme c’est en duplex, ça fait 90m², tu peux utiliser ça en colocation. Kendy : Mais en fait, tu te poses ces questions là, c’est parce que déjà tu n’es pas dans tes critères. Ces genres de questions, je me les pose même pas parce que dès le début, je vois, par exemple, l’escalier n’est pas bien positionné. C’est tout, je passe au bien suivant. J’ai même pas essayé de me poser la question : « Qu’est-ce que je pourrais faire ? » Puisqu’en fait, quand tu vas sur un bien qui ne correspond pas à tes critères, forcément tu vas développer de l’attachement émotionnel sur le bien et ce qui va se passer c’est que tu vas essayer de trouver des solutions pour faire en sorte que ça rentre quand même : « Mais si je faisais ça... ». En fait, si tu avais déjà pris le bon truc tout de suite, tu aurais pas à te poser de question. Gobert : Parfois quand tu visites des biens, tu as quatre biens, sur la surface elles sont petites et de l’autre côté, tu as un grand bien mais qui rentre pas dans les critères. Ce qui est petit c’est bien mais 15-18m² c’est ce qui est recommandé mais c’est pas trop... Quand tu as 40m², 90m², tu as plus envie d’aller vers les 40-60-90m². Kendy : Oui, mais ça c’est des fausses idées. Tous les Sprinteurs qui m’ont dit (02.37.23) quand ils ont terminé, financièrement, ils ont dépensé du temps et de l’énergie pour pas grand-chose finalement. Je te dis, je vais garder un grand logement que si, techniquement, je peux vraiment pas et si ça rentre dans mon budget. Si je dois rénover un bien de 90m² et je sais que je peux pas le découper en plusieurs, j’y vais même pas. Pour moi, habité c’est parfait. Aujourd’hui, je vis avec ma compagne, on est dans un 110m², c’est énorme pour deux personnes. Pour moi, le propriétaire qui met ça en location, ça me plait. Mais par contre pour investir, j’investirai jamais dans un truc comme ça. Son argent, je sais même pas quand est-ce qu’il va le récupérer. Gobert : Peut-être c’est le moins cher. Il est grand, je n’habiterai pas là-bas, c’est pour investir. Il a presque le même prix qu’avec les trucs de 18m², 20m².
Kendy : Pour l’instant, te prends pas trop la tête. Simplement, vas en visite, visites plusieurs biens et fais tes calculs. Regardes si ça rentre dans ton Code 127 avec le nombre de logements que tu as. Si oui, on y va, tu peux te positionner. Et si ça rentre pas, te poses pas de question, vas au bien suivant. Sur LeBonCoin et tout ça, tu as juste à faire suivant, tu vas sur le bien. Il faut pas te prendre trop la tête. Ça va, tant mieux, ça va pas, tant pis. C’est un peu comme les gens qui sont sur les applications de rencontre. Tu fais à gauche, à droite... si ça va pas, tu mets à gauche, c’est tout. Il en a plein. Tu fais gauche, gauche, gauche et c’est tout. Il faut pas te poser des questions, on a pas le temps, ça doit aller vite. Gobert : OK, merci beaucoup. Kendy : En tout cas, n’hésites pas à faire des points avec Julien si besoin. Et puis comme ça, tu retournes sur le terrain pour faire un maximum de volume. Gobert : Oui, merci beaucoup. Kendy : Je t’en prie, ça marche. Je sais pas si tu avais une question ou si c’est bon pour toi. « En mode écoute ce soir », super, salut Florence. Je crois qu’on a fait le tour pour ce soir. On se retrouve lundi comme d’habitude, 19h00-21h00. D’ici là, je te souhaite un bon week-end, prends soin de toi et je te dis ciao.